Six pays, dont le Royaume-Uni et la France, se disent «prêts à contribuer» à sécuriser le détroit d'Ormuz
Une photo diffusée par le site officiel du Corps des Gardiens de la Révolution islamique montre des embarcations manœuvrant autour d’un pétrolier lors d’un exercice militaire mené par des membres des Gardiens et de la marine dans le détroit d'Ormuz, le 17 février 2026. ©Sepah News / AFP

La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon ont condamné jeudi les attaques iraniennes sur des infrastructures civiles énergétiques dans le Golfe et se sont dit «prêts à contribuer» à sécuriser le détroit d'Ormuz.

«Nous demandons un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières» dans le Golfe, ont indiqué ces pays dans un communiqué conjoint, publié après les frappes iraniennes sur le site gazier de Ras Laffan au Qatar, deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL).

«Nous condamnons dans les termes les plus fermes les récentes attaques menées par l'Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières, et la fermeture de facto du détroit d'Ormuz par les forces iraniennes», ajoutent les six pays.

«Nous nous déclarons prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit», ont il encore affirmé, alors que le Royaume-Uni a indiqué mardi travailler à un plan avec certains de ses partenaires en Europe, dans le Golfe, ainsi qu'avec les Etats-Unis, pour rétablir la circulation maritime dans le détroit.

La quasi-paralysie par Téhéran du détroit d'Ormuz, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale mais aussi du gaz naturel liquéfié, a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures, avec un impact économique mondial.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui représente les pays consommateurs de pétrole, a libéré 400 millions de barils de ses réserves de ses réserves stratégiques de brut afin d'apaiser les marchés, et s'est dit prête lundi à débloquer davantage de stocks.

Dans leur communiqué, les six pays affirment qu'ils prendront «d'autres mesures pour stabiliser les marchés de l'énergie, notamment en collaborant avec certains pays producteurs afin d'accroître leur production», sans donner davantage de précision.

Ces derniers jours, l'Iran a autorisé le passage de quelques navires de pays qu'il considère comme alliés, tout en avertissant qu'il bloquerait ceux des pays jugés hostiles.

Une réunion de crise de l'Organisation maritime mondiale (OMI) se déroule sur deux jours mercredi et jeudi à Londres, avec l'objectif affiché de trouver des «mesures pratiques» pour assurer la sécurité dans le détroit d'Ormuz, où 20.000 marins sont actuellement bloqués sur quelque 3.200 navires.

AFP