Un navire CMA CGM est parvenu à sortir du Golfe mercredi par le détroit d'Ormuz
Cette photographie montre le porte-conteneurs « Apollon Valletta » de CMA CGM en mer à Fos-sur-Mer, dans le sud de la France, le 25 mars 2026. ©Miguel Medina / AFP

Le porte conteneur «Saigon» appartenant à l'armateur français CMA CGM est parvenu à sortir du Golfe par le détroit d'Ormuz mercredi, a affirmé une source maritime mercredi à l'AFP, confirmée par l'armateur lui-même.

Le navire, qui avait été localisé par satellite pour la dernière fois «le 5 mai à 12H30 GMT à l'intérieur du Golfe», a été localisé de nouveau le 6 mai à 13H30 GMT «au large de Mascate, Oman», c'est-à-dire en dehors du Golfe, sur les écrans Marine Traffic de la société d'analyse Kpler, a précisé cette source.

Le navire, qui était bloqué dans le Golfe depuis le début de la guerre, «avait éteint son émetteur récepteur AIS» qui diffuse la position du navire, «et avait disparu des écrans pendant 24 heures», a ajouté cette source.

CMA CGM a confirmé l'information auprès de l'AFP.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

Après deux mois de guerre, l'entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine recensait, le 29 avril, 913 navires commerciaux toutes catégories présents dans le Golfe.

Sur ce total, Marine Traffic recensait alors 118 porte-conteneurs.

CMA CGM pour sa part, qui avait 15 bateaux bloqués dans le Golfe au début du conflit, n'en a plus que 13, après la sortie du «Kribi» et du «Saigon», selon les données Kpler.

Un de ceux-ci, le «San Antonio», battant pavillon maltais, a été la cible de tirs mardi près d'Ormuz, qui ont blessé plusieurs membres d'équipage, tous de nationalité philippine.

La France va déployer son porte-avions en vue d'une possible mission dans le détroit d'Ormuz: le Charles de Gaulle va se prépositionner dans cette région, a annoncé mercredi le ministère des Armées, un «signal» que la coalition montée par Londres et Paris se tient prête à sécuriser le détroit pour permettre le passage de la marine marchande et des pétroliers et rétablir le commerce international de marchandises.

Le franchissement du canal de Suez par le navire-amiral de la flotte française permet d'envoyer «le signal que non seulement nous sommes prêts à sécuriser le détroit d'Ormuz mais que nous en sommes aussi capables», a expliqué un conseiller d'Emmanuel Macron mercredi, assurant parler au nom de la coalition des pays non-belligérants lancée en avril.

Plus de 40 pays se disant prêts à participer à cette mission de sécurisation mènent des travaux de planification à Londres.

AFP