Un responsable émirati estime à «50-50» les chances d’un accord Iran-États-Unis sur le détroit d’Ormuz
Un jardin de drapeaux aux couleurs des Émirats arabes unis est installé le long de la plage devant le bâtiment Burj Al-Arab, pour célébrer la journée annuelle du drapeau des Émirats arabes unis à Dubaï, le 3 novembre 2023. ©Giuseppe Cacace / AFP

Un responsable des Émirats arabes unis a estimé vendredi à «50-50» les chances pour les États-Unis et l’Iran de trouver un accord permettant de débloquer le détroit d’Ormuz.

Les responsables iraniens «ont raté beaucoup d’occasions ces dernières années à cause d’une tendance à surestimer leurs cartes», a ajouté le haut conseiller du président émirati Anwar Gargash, à Prague pour la conférence sur la sécurité Globsec.

«J’espère qu’ils ne vont pas recommencer cette fois».

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février, les Émirats arabes unis, pays riche en pétrole qui hébergent des installations militaires américaines, ont été la cible d’environ 3.300 drones et missiles, a souligné M. Gargash.

Seuls environ 4% d’entre eux ont atteint leur cible, selon lui.

Il a estimé que le détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran et qui achemine habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole, devait retrouver son fonctionnement normal, et a mis en garde contre un cessez-le-feu sans issue.

«Nous ne souhaitons pas des négociations visant uniquement à conclure un cessez-le-feu et à semer les graines d’un nouveau conflit à l’avenir», a-t-il dit, tout en insistant sur l’importance d’un retour du détroit d’Ormuz à son statut de «voie navigable internationale».

Alors que les négociateurs américains se concentrent sur le développement potentiel d’une arme atomique par l’Iran, M. Gargash a déclaré : «Le programme nucléaire iranien était notre deuxième ou troisième préoccupation, c’est désormais notre première préoccupation».

«Nous constatons que l’Iran est capable d’utiliser n’importe quelle arme dont il dispose, c’est ce que nous avons appris», a-t-il dit.

Déclenchée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, la guerre a conduit à un blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transit d’hydrocarbures et d’engrais, dont les cours se sont envolés, un choc pour l’économie mondiale.

AFP