Les ministres israéliens Ben Gvir et Smotrich interdits de territoire irlandais
Le Premier ministre irlandais Micheál Martin prononce une déclaration aux côtés de son homologue hongrois lors d’une conférence de presse au ministère des Affaires étrangères à Budapest, en Hongrie, le 4 juin 2026. ©ATTILA KISBENEDEK / AFP

Le gouvernement irlandais a annoncé vendredi avoir interdit d'entrer sur son territoire les ministres israéliens de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir et des Finances Bezalel Smotrich, deux figures de l'extrême droite en Israël, et appelé à des sanctions au niveau de l'UE.

Cette décision a été prise en raison de leur «rôle déterminant dans l'escalade de la catastrophe en cours à Gaza», a indiqué le ministère irlandais de la Justice dans une déclaration transmise à l'AFP.

Cette annonce intervient alors qu'au sein de l'Union européenne, l'Italie et l'Espagne ont réclamé en mai la mise en place de sanctions contre le ministre israélien de la Sécurité nationale, après la diffusion d'une vidéo montrant le traitement brutal qu'il a infligé à des militants étrangers de la «flottille pour Gaza» après leur arrestation en mer par Israël.

Le Premier ministre irlandais Micheal Martin avait lui écrit le 20 mai au président du Conseil européen Antonio Costa pour demander des «mesures supplémentaires» de l'UE contre Israël.

«Selon moi, leur comportement justifie des sanctions au niveau de l'UE également et c'est quelque chose que nous soulèverons», a-t-il déclaré vendredi depuis le Monténégro où se tient un sommet UE-Balkans.

La France a elle annoncé le 23 mai une mesure similaire d'interdiction de son territoire à l'encontre de M. Ben Gvir.

Hors de l'UE, M. Ben Gvir et Smotrich sont sous le coup de sanctions de la part du Royaume-Uni, de l'Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et de la Norvège, où ils sont également interdits de territoire.

Ces pays avaient annoncé conjointement le 10 juin 2025 ces sanctions, les accusant d'«incitation à la violence» contre les Palestiniens, en particulier en Cisjordanie, où la colonisation ne cesse de progresser.

Le gouvernement israélien avait alors dénoncé ces sanctions, les jugeant «scandaleuses».

AFP.