Syrie: neuf morts dans une incursion israélienne
Un avion de chasse israélien rentrant à sa base survole une zone près de Tel Aviv le 26 septembre 2024. ©Gil Cohen-Magen / AFP

Neuf personnes ont été tuées jeudi à l'aube en s'opposant à une incursion israélienne dans le sud de la Syrie, ont indiqué une ONG et les autorités locales, quelques heures après une série de frappes israéliennes sur Damas et le centre du pays.

L'armée israélienne a indiqué jeudi qu'elle avait répondu à des tirs d'hommes armés lors d'une opération dans le sud de la Syrie, ajoutant avoir tiré sur plusieurs combattants qui ont été "éliminés" dans des frappes terrestres et aériennes.

Selon les autorités de la province de Deraa (sud), "neuf civils ont été tués et d'autres blessés, selon un premier bilan", à la suite d'un bombardement israélien près de la ville de Nawa, à l'ouest de Deraa.

Les bombardements sont intervenus après une "incursion israélienne" dans la région, "où les forces de l'occupation ont pénétré pour la première fois aussi profondément", ont ajouté les autorités de la province de Deraa sur la chaîne Telegram.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des civils de la région ont pris les armes après des appels dans les mosquées pour s'opposer à l'avancée des troupes israéliennes.

"La présence d'armes dans le sud de la Syrie constitue une menace pour l'Etat d'Israël", a déclaré un porte-parole militaire israélien, ajoutant que l'armée "ne permettrait pas l'existence d'une menace militaire en Syrie et agirait contre elle".

Le 26 mars, cinq civils avaient été tués après une incursion israélienne similaire dans la province de Deraa, selon les autorités locales.

Dès la chute du pouvoir à Damas de Bachar al-Assad le 8 décembre en Syrie, après plus de 13 ans de guerre civile, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon démilitarisée du Golan, dans le sud-ouest de la Syrie.

Dans le même temps, son aviation a lancé des centaines de frappes sur des sites militaires depuis que des rebelles islamistes ont pris le pouvoir, affirmant vouloir empêcher que des armes ne tombent entre les mains des nouvelles autorités qu'il qualifie de "jihadistes".

Avec AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire