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Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a dénoncé jeudi l'"hystérie" entourant un éventuel désengagement américain en Europe. ©SAUL LOEB / AFP

Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a dénoncé jeudi l'"hystérie" entourant un éventuel désengagement américain en Europe, assurant que les États-Unis allaient "rester" dans l'Otan.

"Le président Trump a clairement indiqué qu'il soutenait l'Otan. Nous allons rester dans l'Otan", a-t-il affirmé à son arrivée à Bruxelles au siège de l'Alliance, dénonçant l'"hystérie" d'une partie de la presse mondiale et américaine sur cette question.

Il a également confirmé que les États-Unis s'attendaient à ce que tous les pays de l'Otan augmentent drastiquement leurs dépenses militaires, en y consacrant au moins 5% de leur produit intérieur brut (PIB).

Le président américain entretient le doute sur la pérennité du soutien des États-Unis à l'Otan, alors qu'il estime avoir à payer la facture du parapluie sécuritaire américain depuis des années sans contrepartie des Européens.

Il s'agit de la première visite du chef de la diplomatie américaine au siège de l'Alliance atlantique à Bruxelles et de la deuxième en Europe après sa participation mi-février à la conférence sur la sécurité de Munich.

Ce déplacement survient en pleines tensions transatlantiques, avec la guerre commerciale lancée par Donald Trump et le rapprochement spectaculaire de Washington avec Moscou qui inquiète les Européens alliés de Kiev.

"Les États-Unis sont actifs au sein de l'Otan comme ils ne l'ont jamais été. Une partie de l'hystérie et de l'hyperbole que je vois dans les médias mondiaux et dans certains médias nationaux aux États-Unis à propos de l'Otan n'est pas justifiée", a affirmé M. Rubio.

"Mais nous voulons que l'Otan soit plus forte. Nous voulons que l'Otan soit plus viable. Et la seule façon pour l'Otan de devenir plus forte et plus viable est que nos partenaires (…) aient davantage de capacités", a-t-il poursuivi.

"Je comprends qu'il y ait des considérations de politique intérieure, après des décennies de mise en place de vastes filets de sécurité sociale, certains ne veulent peut-être pas s'en priver et investir davantage dans la sécurité nationale, mais les événements de ces dernières années sont de grande ampleur", a-t-il dit, citant la guerre en Europe.

"Nous voulons donc partir d'ici en sachant que nous sommes sur la bonne voie, une voie réaliste, pour que chacun des membres s'engage et remplisse sa promesse d'atteindre 5% des dépenses (de défense), ce qui inclut les États-Unis qui devront augmenter leur pourcentage", a-t-il dit.

Ce sujet devrait dominer le prochain sommet de l'Otan cet été à La Haye, aux Pays-Bas.

Avec AFP

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