Les États-Unis ont annoncé mercredi avoir mené de nouvelles frappes au cours des dernières 48 heures contre ce que le gouvernement Trump présente comme des navires impliqués dans le trafic de drogue, tuant au total au moins huit personnes.
Le président américain Donald Trump mène une campagne militaire depuis septembre dans les Caraïbes et le Pacifique au nom de la lutte contre le narcotrafic, avec en particulier le pouvoir vénézuélien dans le viseur.
L’armée a encore ciblé deux navires mercredi, a déclaré sur X le Southcom, le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes. «Les services de renseignement ont confirmé que ces navires empruntaient des routes connues pour le trafic de drogue et étaient liés à un tel trafic», a-t-il affirmé.
«Au total, cinq narco-terroristes ont été tués au cours de ces opérations», a précisé le Southcom, le gouvernement Trump assimilant les narcotrafiquants à des terroristes.
Plus tôt mercredi, Washington avait annoncé d’autres frappes, survenues, elles, la veille. Trois personnes à bord d’un navire ont été tuées dans une première frappe alors que celles à bord de deux autres bateaux «ont sauté par-dessus bord et se sont enfuies», avait indiqué, toujours sur X, le Southcom.
Ce dernier n’a pas précisé où ces nouvelles opérations avaient été menées, mais une centaine de personnes ont été tuées par des frappes américaines similaires dans les Caraïbes et le Pacifique. Avec les frappes des dernières 48 heures, le total des morts annoncées s’élève à 115.
Le Southcom assure avoir lancé une opération de sauvetage après les frappes menées mardi, une précision rare dans le cadre de cette campagne.
Donald Trump exerce une forte pression sur le Venezuela depuis des mois, cherchant à pousser au départ le président Nicolas Maduro, accusé par Washington d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic.
Le dirigeant vénézuélien dément et accuse les États-Unis de vouloir déstabiliser son pouvoir pour s’emparer des réserves de pétrole du pays.
Lundi, le président américain a affirmé que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, une possible première frappe terrestre depuis le début de cette campagne militaire.
La légalité de cette campagne est largement remise en question par les experts.
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a notamment exhorté les autorités américaines à enquêter sur la légalité de ces frappes, relevant de «solides indices» d’exécutions «extrajudiciaires».
Avec AFP



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