Moins de cinq heures. C’est le temps qu’il aura fallu aux forces américaines pour arrêter le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, dans la nuit du 2 au 3 janvier, à l’issue d’une opération militaire d’une ampleur exceptionnelle baptisée « Absolute Resolve ».
Lors d’une conférence de presse conjointe avec Donald Trump, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a détaillé le déroulement de cette intervention, présentée comme l’aboutissement de plusieurs mois de préparation mêlant renseignement, répétitions militaires et déploiement discret de forces dans la région.

Des mois de renseignement et une répétition grandeur nature
Selon des sources citées par Reuters, la CIA disposait depuis l’été d’une équipe réduite sur le terrain, chargée d’analyser le « mode de vie » du président vénézuélien : déplacements, habitudes, lieux de résidence et niveau de protection. Un atout décisif aurait été l’accès à une source proche de Maduro, capable de confirmer sa position en temps réel.
Parallèlement, des unités d’élite américaines, dont la Delta Force, ont reconstitué une réplique exacte du complexe présidentiel, afin de répéter l’assaut dans des conditions quasi réelles, y compris la neutralisation de portes blindées et d’une « safe room ».
Si Donald Trump avait donné son feu vert plusieurs jours auparavant, les planificateurs militaires ont recommandé d’attendre une fenêtre météorologique favorable, jugée essentielle au succès de l’opération.
Une opération éclair et massive
L’ordre d’exécution a été donné à 22h46, heure de Washington. Plus de 150 appareils – chasseurs F-35 et F-22, bombardiers B-1, drones de surveillance, hélicoptères d’assaut – ont décollé depuis une vingtaine de bases terrestres et navales à travers l’hémisphère occidental.
À l’approche du Venezuela, les forces américaines ont neutralisé plusieurs systèmes de défense aérienne, ouvrant la voie à une progression à très basse altitude, parfois à moins de 50 mètres au-dessus de la mer. Des frappes ciblées ont notamment touché des installations militaires aux abords de Caracas, comme la base aérienne de La Carlota.
Vers 1h du matin, les hélicoptères de l’assaut ont atteint le complexe où se trouvaient Nicolás Maduro et son épouse. Malgré des tirs depuis le sol, la force d’intervention est parvenue à pénétrer le site. Un hélicoptère a été endommagé, sans faire de victimes américaines.
Selon Donald Trump, Maduro a tenté en vain de rejoindre une salle sécurisée. « Il a été pris de vitesse », a affirmé le président américain. Le couple s’est finalement rendu et a été placé en détention par les autorités judiciaires américaines.
Exfiltration sous tension et transfert naval
La phase d’extraction s’est déroulée sous protection aérienne renforcée, avec plusieurs engagements défensifs lors du retrait des forces américaines. À 3h29, heure de Washington, Nicolás Maduro et Cilia Flores ont été embarqués à bord du navire de guerre américain USS Iwo Jima, déployé dans les Caraïbes.
Quelques heures plus tard, Donald Trump a publié sur son réseau Truth Social des images du président vénézuélien détenu à bord du navire, affirmant l’implication d’agents fédéraux, notamment de la DEA, dans l’opération.

Présentant l’intervention comme l’une des plus complexes de l’histoire récente des États-Unis, le président américain a salué une opération « menée sans perte humaine », tout en assumant un tournant majeur dans la politique américaine à l’égard du Venezuela.




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