Les discussions à Damas dimanche entre le dirigeant des Kurdes de Syrie Mazloum Abdi et des responsables du gouvernement n'ont pas permis d'avancées significatives, selon une source gouvernementale citée par la télévision d'État.
M. Abdi avait signé en mars un accord avec le président syrien Ahmad al-Chareh visant à intégrer, d'ici fin 2025, les institutions civiles et militaires de l'administration semi-autonome kurde au sein de l'État syrien, mais des divergences entre les deux parties ont retardé sa mise en œuvre.
Les puissantes Forces démocratiques syriennes (FDS, à majorité kurde) avaient annoncé plus tôt dans la journée la visite d'une délégation kurde dans la capitale syrienne.
Elles précisaient que la rencontre se tenait «dans le cadre de discussions liées au processus d'intégration militaire».
La télévision d'État, citant une source gouvernementale, a rapporté plus tard que les discussions «n'ont pas produit de résultats tangibles pour accélérer la mise en place de l'accord sur le terrain».
Les Kurdes, une importante minorité ethnique, contrôlent de vastes étendues du nord-est de la Syrie, riches en pétrole et en blé.
Soutenues par les États-Unis, les FDS ont été le fer de lance de la lutte contre le groupe jihadiste État islamique, défait en Syrie en 2019.
Depuis le renversement du président Bachar al-Assad en décembre 2024, les Kurdes ont des relations tendues avec le pouvoir central au sujet de leur avenir dans la nouvelle Syrie.
Le 25 décembre, Mazloum Abdi avait assuré faire tout son possible pour éviter l'échec de l'accord avec Damas. Il avait réitéré les demandes des FDS de décentralisation, rejetées par le pouvoir central dirigé par l'ancien jihadiste Ahmad al-Chareh.
La Turquie, alliée de Damas et qui partage 900 kilomètres de frontière avec la Syrie, considère comme une menace la présence des combattants kurdes à sa frontière.
AFP



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