Rubio affirme que Washington travaillera avec les responsables vénézuéliens «s'ils prennent de bonnes décisions»
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio écoute le président Donald Trump s’adresser aux médias lors d’une conférence de presse à son club Mar-a-Lago, le 3 janvier 2026 à Palm Beach, en Floride. ©Joe Raedle / Getty Images North America / Via AFP

Les Etats-Unis travailleront avec les responsables vénézuéliens en place «s'ils prennent de bonnes décisions», a déclaré dimanche le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, assurant que Washington gardait des moyens de pression sur le pays, notamment l'embargo pétrolier.

«S'ils ne prennent pas de bonnes décisions, les États-Unis conserveront de nombreux leviers d'influence pour garantir la protection de nos intérêts, notamment l'embargo pétrolier. Nous allons donc juger, à l'avenir, nous allons juger tout ce qu'ils font», a-t-il dit à propos du gouvernement vénézuélien, lors d'une interview à la chaîne CBS.

Marco Rubio a également semblé nettement tempérer les déclarations faites samedi par le président américain Donald Trump, selon lesquelles les États-Unis allaient «diriger» le Venezuela et n'hésiteraient pas à déployer des troupes sur place «si besoin».

Si Donald Trump ne peut pas écarter publiquement toutes les options, et notamment celle d'un déploiement de troupes, a-t-il déclaré, «ce n'est pas ce que vous voyez actuellement. Ce que vous voyez actuellement, c'est un embargo pétrolier qui nous permet d'exercer une influence considérable sur la suite des événements».

Lors d'une opération spectaculaire, les troupes américaines ont capturé et exfiltré samedi le président vénézuélien qui attend désormais en prison à New York d'être traduit devant la justice américaine pour «narcoterrorisme».

Interrogé sur la vice-présidente Delcy Rodríguez, à qui la Cour suprême vénézuélienne a confié le pouvoir par interim, le chef de la diplomatie américaine a déclaré que Washington allait juger ses actions et celles des autres dirigeants encore en place et "voir ce qui va se passer".

«La différence» avec Nicolas Maduro, est que «la personne qui était aux commandes (...) était quelqu'un avec qui on ne pouvait pas travailler», et qui ne «respectait pas ses accords», a ajouté Marco Rubio.

Comme on lui demandait si les États-Unis soutiendraient Maria Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix et figure de l'opposition, ou Edmundo González Urrutia, candidat de l'opposition à la présidentielle de 2024, Marco Rubio a botté en touche.

Les États-Unis, a-t-il assuré, ne peuvent plus s'impliquer dans la gestion politique de pays tiers.

Le Venezuela n'est pas «la Libye», «l'Irak», ou «l'Afghanistan». «Notre mission ici est très différente», a affirmé Marco Rubio. «Nous nous attaquons à ce qui constitue une menace pour les intérêts américains».

AFP

 

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