Trump rejette le dialogue et durcit le ton contre l’Iran
Le président américain Donald Trump tient une conférence de presse avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou dans son club Mar-a-Lago, le 29 décembre 2025, à Palm Beach, en Floride. ©JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Le président américain Donald Trump a écarté une proposition de son envoyé spécial Steve Witkoff visant à relancer les négociations avec l’Iran, médiées par l’Arabie saoudite et Oman, et a choisi de privilégier une approche dite «active», combinant pression économique et militaire, a rapporté Israel Hayom.

Selon le quotidien israélien, la proposition de dialogue, soutenue par Jared Kushner et Witkoff, incluait notamment le gel du programme nucléaire iranien et le maintien de 400 kilogrammes d’uranium enrichi sous surveillance internationale. Mais l’administration américaine s’est divisée: le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth ont plaidé pour la poursuite de la pression sur Téhéran, soulignant le manque de crédibilité du régime et ses programmes balistiques et terroristes.

Lors d’une réunion avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, un haut responsable militaire américain a présenté un dossier détaillant les capacités nucléaires et balistiques de l’Iran ainsi que son soutien à des groupes terroristes comme le Hezbollah et le Hamas, selon Israel Hayom.

Le président Trump a également averti que les États-Unis pourraient intervenir pour protéger les manifestants pacifiques face à la répression iranienne, laissant entendre que toutes les options restent ouvertes. La crise économique et sociale en Iran, aggravée par les sanctions américaines, a provoqué des protestations dans plusieurs villes.

Selon des sources diplomatiques citées par Israel Hayom, l’administration prévoit d’intensifier la pression économique, notamment en renforçant l’interdiction des exportations de pétrole, pour affaiblir le régime. L’issue de cette stratégie reste incertaine, la population iranienne étant déjà confrontée à une forte inflation, à des pénuries et au chômage élevé.

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