Les Kurdes restent déterminés à respecter les accords conclus avec Damas, a affirmé vendredi à l’AFP une haute responsable de l’administration locale kurde, malgré les violences entre les deux parties à Alep (nord).
Des violences ont éclaté mardi entre des combattants kurdes et l’armée dans la deuxième ville de Syrie, alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et ses forces armées au sein du nouvel État.
«La partie gouvernementale cherche, par ces attaques, à mettre fin aux accords conclus. Nous y sommes attachés et nous nous efforçons de les mettre en œuvre», a déclaré Elham Ahmed, chargée des relations extérieures.
«Nous sommes attachés à la paix et à la résolution des problèmes par le dialogue. Mais jusqu’à présent, le gouvernement refuse et ne veut pas de solution», a-t-elle ajouté, accusant le pouvoir central d’avoir «choisi la voie de la guerre».
Les deux camps se rejettent la responsabilité du début des violences.
Les autorités ont annoncé vendredi que les combattants kurdes retranchés dans deux quartiers d’Alep seraient évacués avec leurs armes légères vers la zone autonome kurde du nord-est du pays, leur «garantissant un passage sûr».
Mais les combattants kurdes ont refusé toute «reddition» et dit qu’ils voulaient défendre leurs quartiers.
Elham Ahmed a par ailleurs «remercié» les États-Unis pour leur rôle de médiateur. «Nous espérons qu’ils feront pression pour parvenir à une entente», a-t-elle poursuivi.
Une source diplomatique a indiqué à l’AFP que l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack était «en route pour Damas».
AFP



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