États-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland
Une personne profite d'une promenade l'après-midi près de la mer, le 15 janvier 2026, à Nuuk, au Groenland. © Alessandro RAMPAZZO / AFP

Les États-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu mercredi à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique sera renforcée, et les pays européens de l'Otan y contribueront, a précisé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines sur le Groenland sous souveraineté américaine n'avait pas été évoquée.

Depuis 1951, un accord de défense, mis à jour en 2004, donne quasiment carte blanche aux forces armées américaines sur le territoire groenlandais, sous réserve d'en informer préalablement les autorités locales.

Aujourd'hui, les États-Unis ne disposent plus que d'une seule base au Groenland, celle de Pittufik (anciennement Thulé), dans le nord de l'île. Ce site joue un rôle stratégique dans le système de défense antimissiles américain, alors qu'auparavant Washington y avait exploité une dizaine de bases pendant la guerre froide.

Plusieurs pays de l'Otan discutent des moyens de renforcer leur présence au Groenland et ont dépêché un premier contingent sur place pour évaluer les conditions de ce renforcement. L'Allemagne, la France, la Norvège et la Grande-Bretagne ont ainsi envoyé des soldats afin de préparer une éventuelle mission de l'Alliance, sur le modèle de celles déployées en mer Baltique ou sur le front oriental, pour mieux contrer la menace russe.

Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a annoncé mercredi à Davos «le cadre d'un futur accord» sur le Groenland, dont les contours restent encore très vagues.

Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussion donnerait aux États-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises pour, selon lui, garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine.

Mark Rutte a assuré sur Fox News que le sujet de la souveraineté du Groenland n'avait pas été abordé lors de leurs échanges.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire