Donald Trump a révélé jeudi son plan pour un «Nouveau Gaza», qui transformerait le territoire palestinien dévasté en un complexe luxueux de gratte-ciels en bord de mer, un projet qui pourrait voir le jour dans trois ans.
«Je vais avoir beaucoup de succès à Gaza, ça va être beau à voir», a déclaré le président américain alors qu’il présentait à Davos son «Conseil de la paix» controversé, initié pour mettre un terme au conflit entre le Hamas et Israël.
«Je suis un promoteur immobilier dans l’âme (...) et j’ai dit, regardez ce site en bord de mer, regardez ce superbe lot foncier, ce que ce pourrait être pour tant de gens», a-t-il dit, au Forum économique mondial qui se tient dans la station de sports d’hiver suisse.
Son gendre Jared Kushner, qui n’a aucune fonction officielle mais fait office d’émissaire parmi d’autres pour le conflit à Gaza, a estimé que ce «maître projet» était voué à un «succès effrayant».
Exhibant une esquisse aux dizaines de tours d’appartements avec terrasse surplombant une allée ombragée, il a promis que ce paysage remplacerait les ruines laissées par la guerre menée par Israël à Gaza après l’attaque meurtrière du Hamas sur son territoire le 7 octobre 2023.
«Au Moyen-Orient ils construisent des villes comme ça, pour deux ou trois millions de personnes, ils le font en trois ans», a-t-il dit. «C’est faisable en trois ans si nous voulons que ce le soit».
Il a estimé à 25 milliards de dollars les investissements nécessaires pour reconstruire les infrastructures et les services publics du territoire palestinien.
En 10 ans, le PIB de Gaza serait de 10 milliards de dollars, et le revenu moyen par foyer atteindrait 13.000 dollars, grâce «au plein emploi à 100% et aux possibilités offertes à tous».
Il a affirmé que le «Comité national pour l’administration de Gaza», censé travailler sous l’autorité du Conseil de la paix de Donald Trump, avait reçu une proposition du promoteur immobilier israélien Yakir Gabay.
«Il s’est porté volontaire pas pour le profit, mais vraiment en écoutant son cœur», a assuré Jared Kushner. «Donc dans les 100 jours à venir nous allons continuer, sans relever l’échine, à nous assurer que cela se réalise», a-t-il ajouté.
Il a estimé que le désarmement complet du Hamas, conformément à l’accord de cessez-le-feu conclu en octobre, convaincrait les investisseurs et les donateurs.
«Il va y avoir de fantastiques opportunités d’investissement», a conclu M. Kushner.
AFP



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