Le Premier ministre Nawaf Salam, accompagné de l’ambassadeur du Liban à Paris, Rabih Chaeer, a tenu vendredi une réunion d’une heure avec le président français Emmanuel Macron au palais de l’Élysée, ponctuée d’un entretien en tête-à-tête entre les deux dirigeants.

Au terme de la rencontre, Emmanuel Macron a affirmé, dans une publication sur X: «La France est aux côtés du Liban, pays ami, pour défendre sa souveraineté, soutenir ses forces armées et accompagner les réformes nécessaires à son redressement.»

Il a également évoqué la préparation de «la conférence de soutien aux Forces armées libanaises dont l’objectif est de renforcer les capacités et le rôle essentiel au service de la stabilité et de la souveraineté du Liban». 

«La France et le Liban partagent la même exigence: le respect du cessez-le-feu, la stabilité et une paix durable au Proche et au Moyen-Orient», a-t-il conclu.

Par ailleurs, les deux parties ont souligné l’importance de l’accomplissement réalisé par l’armée libanaise, qui a réussi à étendre son autorité sur la zone située au sud du Litani. Les deux dirigeants ont également salué le rôle joué par le «mécanisme» de surveillance de cessez-le-feu et réaffirmé leur attachement à la mise en œuvre intégrale de l’accord de cessation des hostilités conclu en novembre 2024.

M. Salam, pour sa part, a insisté sur la nécessité de mettre un terme aux violations israéliennes de la souveraineté libanaise et d’obtenir le retrait d’Israël de l’ensemble des territoires qu’il occupe encore. Il a réaffirmé au président français l’engagement de son gouvernement à poursuivre le processus de cantonnement des armes sur l’ensemble du territoire libanais, conformément au plan établi par l’armée en septembre dernier. Il a souligné que tout pari contraire, quelle qu’en soit l’origine, relève d’une aventure qui ne conduirait le Liban qu’à davantage d’instabilité et de drames.

Le Premier ministre libanais a aussi remercié son homologue français pour le soutien considérable apporté par la France au Liban sur tous les plans. Il a également insisté sur la nécessité de trouver une alternative à la Force intérimaire des Nation Unies au Liban (Finul) à l’issue de son mandat, soulignant le rôle central de la France dans l’élaboration de cette option car c'est elle qui rédige les textes à ce sujet au Conseil de sécurité de l’ONU.

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