L'armée syrienne a proclamé vendredi le camp d'al-Hol, où sont détenus des proches de jihadistes du groupe État islamique (EI) dans le nord-est de la Syrie, «zone sécuritaire fermée».
Les forces syriennes avaient pris le contrôle le semaine dernière de ce camp après le retrait sous la pression des forces kurdes.
Al-Hol, le plus grand camp de familles de l'EI en Syrie, abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.200 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, dont des Occidentaux.
Un ancien employé humanitaire avait indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat que des détenus avaient profité du «vide sécuritaire» entre le retrait des forces kurdes et le déploiement des forces syriennes pour s'évader, sans en préciser le nombre ou la nationalité.
Les forces kurdes avaient été le fer de lance de la lutte contre l'EI en Syrie, avec l'appui de la coalition multinationale dirigée par les États-Unis, et avaient incarcéré des milliers de jihadistes dans des prisons, alors que leurs familles étaient placées dans des camps.
Pour éviter des évasions et que des jihadistes puissent venir grossir les rangs de l'EI toujours actif en Syrie, les États-Unis ont commencé la semaine dernière à transférer des prisonniers, parmi lesquels des Européens, vers l'Irak voisin.
L'armée américaine a indiqué vouloir transférer jusqu'à 7.000 suspects de l'EI.
Pour sa part, l'EI a appelé, dans son bulletin de propagande hebdomadaire, Al-Nabaa, ses partisans à libérer les prisonniers d'al-Hol, selon le groupe SITE, spécialisé dans la recherche antiterroriste.
Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) a pris en charge la gestion du camp au début de l'année.
Il avait indiqué avoir repris la livraison d'eau et de pain après une interruption de plusieurs jours.
Dans un communiqué, l'organisation Save The Children a déclaré vendredi que la situation humanitaire dans le camp «se détériorait rapidement», et que la nourriture, l'eau et les médicaments devenaient rares.
AFP



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