La Syrie signe un accord avec Chevron et une entreprise qatarie pour l’exploration offshore
Le logo de Chevron est affiché sur une station-service Chevron le 26 janvier 2022 à El Segundo, en Californie. La raffinerie fournit des carburants pour véhicules, dont de l’essence et du diesel, dans le sud de la Californie, ainsi que du kérosène pour les avions de l’aéroport international de Los Angeles (LAX). ©Patrick T. Fallon / AFP

La Syrie a signé mercredi un accord préliminaire avec le géant américain de l’énergie Chevron et l’entreprise qatarie Power International en vue d’explorer le pétrole et le gaz au large de ses côtes, alors que le pays se relève encore de plusieurs années de guerre civile.

Les nouvelles autorités islamistes syriennes, qui ont renversé l’ancien président Bachar al-Assad fin 2024, cherchent à attirer des investisseurs pour reconstruire le pays et à se rapprocher des pays de la région ainsi que des États-Unis.

La compagnie pétrolière publique syrienne a signé le mémorandum d’entente à Damas avec Chevron et Power International, lors d’une cérémonie en présence de l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, a rapporté l’agence officielle SANA.

«Cet accord marque la première étape formelle de la Syrie vers l’exploration énergétique offshore», a précisé l’agence.

Plusieurs pays voisins ont déjà entamé l’exploration des ressources gazières en Méditerranée orientale, et dans certains cas leur exploitation.

Le Liban souhaite délimiter ses frontières maritimes avec la Syrie afin d’élargir ses activités d’exploration.

Sous le régime d’Assad, la Syrie avait signé des accords avec des entreprises russes pour l’exploration gazière offshore, sans que ceux-ci n’aboutissent.

La guerre civile, qui a ravagé le pays de 2011 à 2024, a fortement affecté la production pétrolière.

Les nouvelles autorités ont récemment repris le contrôle du plus grand champ pétrolier du pays, Al-Omar, dans l’est, après le retrait des forces kurdes dans le cadre d’un accord bilatéral.

En mai dernier, la Syrie avait signé un accord énergétique de 7 milliards de dollars avec un consortium d’entreprises qataries, turques et américaines, dont Power International, afin de relancer un secteur électrique sinistré par des années de conflit.

Le projet prévoit la construction de quatre centrales à gaz dans le centre et l’est du pays, ainsi qu’une centrale solaire de 1.000 mégawatts dans le sud.

AFP

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