Conférence de Munich sur la sécurité: les Européens sous intense pression américaine
Le chargé d'affaires par intérim de la mission américaine en Allemagne, Alan Meltzer (à gauche), observe le secrétaire d'État américain Marco Rubio (à droite) serrer la main du chef de la chancellerie d'État de Bavière, Florian Herrmann, à son arrivée à Munich, le 12 février 2026, avant d'assister à la Conférence de Munich sur la sécurité. ©ALEX BRANDON / POOL / AFP

Plus de 60 chefs d'État et de gouvernement et une centaine de ministres des Affaires étrangères et de la Défense dont le secrétaire d'État américain Marco Rubio se réunissent de vendredi à dimanche pour la Conférence de Munich sur la sécurité: les Européens sont sur le qui-vive, un an après un discours hautement conflictuel de l'équipe Donald Trump.

Les Européens abordent ce «Davos de la défense» sous l'intense pression de leur allié américain qui leur reproche de ne pas se prendre suffisamment en main, et sous la menace de la Russie qui a envahi l'Ukraine.

L'Allemand Friedrich Merz et le Français Emmanuel Macron sont les têtes d'affiche du premier jour. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé son arrivée prochaine.

«L'ordre international ravagé à coups de boulets de démolition» sera au centre des débats, selon les organisateurs.

Sans oublier le Groenland, convoité par Donald Trump. Le gouvernement danois doit rencontrer Marco Rubio à Munich, a annoncé la Première ministre Mette Frederiksen.

«L'objectif de la conférence de Munich devrait être, non pas de mieux expliquer de quoi il s'agit, mais plutôt de savoir ce que nous allons faire. Comment allons-nous réagir?», a estimé Ian Bremmer, président de l’Eurasia Group.

L’an dernier, le vice-président JD Vance avait affirmé que la liberté d'expression «reculait» en Europe.

«Rubio n'offensera pas gratuitement les Européens. Il ne les offensera que sur les points qu'il considère essentiels au message de Trump», a encore anticipé Ian Bremmer.

Les Européens «veulent de l'honnêteté», a estimé Marco Rubio avant de quitter Washington.

Parmi les intervenants figurent notamment Shinjiro Koizumi, Alexander Stubb, Kaja Kallas, Yvette Cooper, ainsi que Reza Pahlavi.

Donald Trump a récemment accusé l'Union européenne d'avoir été construite pour «emmerder» les États-Unis, évoquant un risque d'«effacement civilisationnel».

La conférence intervient en pleine crise de confiance transatlantique, après l’épisode groenlandais.

Pour l'heure, le dialogue reste à sens unique entre Washington et Moscou.

 

AFP

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