Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé vendredi avoir terminé son transfert de Syrie vers l'Irak de détenus soupçonnés d'appartenir au groupe jihadiste État islamique (EI).
Dans un communiqué, le Centcom a déclaré avoir effectué un dernier transfert par avion la nuit du 12 février, et transféré au total depuis le 21 janvier «plus de 5.700 hommes adultes» vers des prisons irakiennes.
Le déplacement des prisonniers était justifié par des raisons de sécurité, ces hommes étant auparavant détenus par les combattants kurdes syriens, forcés de se retirer de vastes territoires du nord et du nord-est du pays.
Cette opération a pour objectif de «garantir que les détenus de l'EI restent en sécurité dans les centres de détention», a indiqué le Centcom.
Les États-Unis avaient précédemment annoncé qu'ils comptaient transférer environ 7.000 détenus.
L'amiral Brad Cooper, chef du Centcom, a salué l'équipe interarmées qui a mené à bien «cette mission exceptionnellement difficile au sol et dans les airs».
Une source de sécurité irakienne avait indiqué que des centaines d'étrangers, dont des Européens, figuraient parmi ces détenus.
La justice irakienne a annoncé l'ouverture de procédures judiciaires à leur encontre.
Les tribunaux du pays ont par le passé condamné à la peine de mort et à la prison à vie des centaines de personnes pour appartenance à l'EI.
Bagdad et Washington ont exhorté les pays d'origine des détenus étrangers à les rapatrier.
En 2014, l'EI s'était emparé de vastes territoires en Syrie et en Irak.
Appuyé par la coalition menée par les États-Unis, l'Irak a proclamé la défaite du groupe en 2017.
En Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont défait l'EI deux ans plus tard.
AFP



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