Mohammad Shirazi était l’un des militaires les plus proches du cœur du pouvoir iranien. Selon l’armée israélienne, il a été tué dans les frappes menées samedi contre les dirigeants de la République islamique. Si ces informations n’ont pas encore été confirmées par Téhéran, elles viennent s’ajouter à une série de pertes importantes au sein de l’appareil sécuritaire iranien pendant l’opération militaire en cours.
Shirazi était le chef du bureau militaire du Guide suprême, Ali Khamenei, un poste qu’il occupait depuis 1989, selon les déclarations de l’armée israélienne. À ce titre, il disposait d’un rôle stratégique: assurer la coordination entre les hauts responsables des forces armées et le Guide et garantir la transmission des orientations stratégiques vers les différentes composantes militaires.
Peu d’informations publiques existent sur ses origines personnelles. Selon des bases de données publiques, il est identifié comme brigadier-général et chef du bureau militaire du commandant en chef des forces armées iraniennes, ce qui confirme son ancrage structurel au plus haut niveau de la hiérarchie sécuritaire du pays.
Dans ses déclarations publiques avant la crise, Shirazi avait souligné la capacité des forces iraniennes à riposter face aux attaques ennemies et à maintenir la dissuasion régionale, reflétant la ligne officielle de Téhéran selon laquelle la puissance militaire est un pilier de sa politique stratégique.
Si son nom ne faisait pas la une des médias comme ce fut le cas pour d’autres hauts responsables militaires iraniens, Shirazi a longtemps été considéré comme un élément clé de la continuité institutionnelle du régime: un interlocuteur discret mais influent, installé à la jonction entre la machine militaire et la direction suprême, garantissant que les décisions stratégiques du bureau du Guide trouvent écho auprès des commandements opérationnels de l’armée et des forces du Corps des gardiens de la révolution islamique. Échos qui, dès lors, ne retentiront plus.
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