Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche avoir le «droit absolu» de réinstaurer des droits de douane, après que ses surtaxes douanières ont été retoquées par la Cour suprême.
«J'ai le droit absolu d'imposer des DROITS DE DOUANE sous une autre forme, et j'ai déjà commencé à le faire», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, dans une allusion apparente aux enquêtes commerciales lancées par son administration, et alors qu'il a instauré des droits de douane de 10% par décret.
Les États-Unis ont lancé jeudi une nouvelle série d'enquêtes commerciales pour vérifier d'éventuels manquements à la lutte contre le travail forcé pouvant justifier de nouveaux droits de douane visant 60 pays, dont ceux de l'Union européenne (UE), la Chine et le Japon.
Les propos de Donald Trump ont été publiés quelques heures après que Pékin a pressé les États-Unis de «corriger immédiatement (leurs) agissements erronés» en matière commerciale, alors qu'un nouveau round de négociations a été engagé entre les deux premières économies de la planète.
Ces enquêtes sont un acte «totalement unilatéral, arbitraire et discriminatoire, elles constituent un acte typique de protectionnisme», a souligné le ministère chinois du Commerce.
De hauts responsables américains et chinois se sont rencontrés ce week-end à Paris pour tenter de régler les litiges commerciaux qui ont donné lieu en 2025 à une âpre bataille, avant une trêve convenue en octobre.
La Cour suprême des États-Unis a par ailleurs invalidé le 20 février l'ensemble des droits de douane internationaux de grande envergure imposés par M. Trump. Celui-ci en avait réinstauré dans la foulée par décret, à un taux de 10%.
«La Cour connaissait ma position, savait à quel point je tenais à cette victoire pour notre pays, et a pourtant décidé de céder, potentiellement, des milliers de milliards de dollars à des pays et à des entreprises qui profitent des États-Unis depuis des décennies», a déploré M. Trump lundi.
Les nouvelles discussions sino-américaines sont censées préluder à une visite en Chine du président Donald Trump, annoncée par la Maison Blanche pour fin mars-début avril, mais non confirmée par Pékin.
AFP



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