Première attaque des Houthis sur Israël depuis le début de la guerre
Les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué le 28 mars 2026 leur première attaque contre Israël depuis le début de la guerre au Moyen-Orient il y a un mois. ©Photo by MOHAMMED HUWAIS / AFP

Les rebelles Houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué samedi leur première attaque sur Israël depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, quelques heures après que l'armée israélienne a annoncé avoir détecté un tir de missile depuis le Yémen.

Les Houthis avaient menacé la veille de se joindre au conflit déclenché le 28 février par l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

Dans une déclaration vidéo publiée sur X, leur porte-parole Yahya Saree a déclaré que le mouvement avait mené sa «première opération» contre Israël et frappé des «sites militaires sensibles de l'ennemi» lors d'une attaque aux missiles balistiques.

Plus tôt samedi, l'armée israélienne avait dit avoir activé sa défense antiaérienne après avoir «identifié le tir d'un missile depuis le Yémen en direction du territoire israélien».

Les Houthis sont alliés à Téhéran au sein de ce que l'Iran a baptisé l'«axe de la résistance» contre Israël, aux côtés du Hezbollah libanais, du Hamas palestinien et de groupes armés irakiens pro-iraniens.

«Nous sommes prêts à une intervention militaire directe en cas de nouvelle alliance avec les États-Unis et Israël contre l'Iran (...), de conduite d'opérations hostiles à l'Iran ou tout pays musulman depuis la mer Rouge (...), et en cas de poursuite de l'escalade contre la République islamique d'Iran, avait affirmé vendredi Yahya Saree dans une vidéo diffusée sur X.

Ces insurgés pro-iraniens, qui contrôlent une grande partie du Yémen, avaient mené de nombreuses attaques contre Israël et les navires commerciaux en mer Rouge pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, entre 2023 et 2025.

Leurs tirs de missiles et de drones avaient fortement perturbé le trafic dans cette voie maritime stratégique, aujourd'hui utilisée notamment par l'Arabie saoudite pour exporter son pétrole sans passer par le détroit d'Ormuz, où la navigation est bloquée par Téhéran.


AFP

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