Le président colombien Gustavo Petro a annoncé mardi la fin des négociations avec un groupe dissident des ex-Farc, prenant acte d'un nouvel échec dans son aspiration à une «paix totale» avec les guérillas.
Le chef d'État de gauche menait des pourparlers depuis 2023 avec Calarca, chef d'un des plus importants groupes dissidents des ex-Farc, EMBF.
Ce groupe a refusé de rendre les armes après la signature en 2016 d'un accord de paix entre Bogota et les Farc, un mouvement d'obédience marxiste.
De l'autre côté de l'échiquier politique, l'organisation paramilitaire Clan del Golfo, principal groupe narcotrafiquant du pays, avait un peu plus tôt mardi dit ne plus croire à un accord de paix avec les autorités.
Ces deux négociations étaient les principales encore en cours dans le cadre du plan «Paix totale» lancé par M. Petro avec l'espoir de parvenir à désarmer l'ensemble des groupes armés du pays.
Lors d'une réunion avec ses ministres diffusée sur les réseaux sociaux, le président a expliqué mardi mettre un terme aux négociations avec l'EMBF car ce groupe poursuit les attaques et la déforestation.
«Je voudrais la paix, mais la paix doit se construire sur des bases sérieuses, pas sur des mensonges», a asséné le dirigeant, dont le mandat prend fin le 7 août et qui n'est pas autorisé par la Constitution à briguer un second mandat.
L'an passé, les pourparlers avec l'Armée de libération nationale (ELN), la plus vieille guérilla du continent, avaient déjà échoué après une attaque qui avait fait plus de 100 morts.
Même constat du côté d'une autre faction dissidente des ex-Farc, menée par Ivan Mordisco, qui a mis un terme aux négociations et a multiplié les attaques.
Plusieurs experts estiment que les groupes armés se sont renforcés au cours du processus de«Paix totale», largement critiqué dans un pays qui connaît un conflit armé depuis plus de soixante ans.
AFP
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