Dans le nord de la Békaa, la trêve a permis le retour d’une grande partie des habitants dans leurs villages. Mais ce retour s’effectue dans un paysage marqué par les destructions, les réparations improvisées et l’absence quasi totale d’aide institutionnelle.

Sur le terrain, les habitants tentent de reprendre une vie normale, à leurs propres frais, malgré une économie largement paralysée. Entre chômage, chute de l’activité et incertitudes sécuritaires, le quotidien reste fragile.

À Baalbeck, la trêve est perçue avec scepticisme. Le bourdonnement constant des drones et l’absence de garanties durables alimentent la crainte d’une reprise des combats. Le tourisme, pilier de l’économie locale, est à l’arrêt, et les sites emblématiques restent désertés.

Face à cette réalité, deux sentiments dominent : une lassitude profonde face aux conflits à répétition, et une forme de résignation. Beaucoup s’en remettent à Dieu, tandis que d’autres continuent d’espérer une issue durable.

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