Deux drones lancés depuis l’Irak ont visé vendredi des postes-frontières dans le nord du Koweït, causant des dégâts matériels sans faire de victimes, a annoncé l’armée koweïtienne, tandis que Bagdad a condamné l’attaque.
«Ce matin, deux postes-frontières à la frontière nord du Koweït ont été ciblés par un acte criminel d’agression impliquant deux drones chargés d’explosifs (…) en provenance de la République d’Irak, entraînant des dommages matériels mais (…) aucune victime», a indiqué l’armée dans un communiqué publié sur X.
Le ministre irakien de l’Intérieur, Abdel Amir al-Chammari, a dénoncé ces tirs lors d’un entretien téléphonique avec son homologue koweïtien, estimant qu’ils «portaient atteinte à la réputation des relations fraternelles entre les deux pays», selon l’agence officielle INA.
Il a également annoncé la mise en place d’une commission d’enquête afin «d’identifier les responsables et de les traduire en justice».
L’Irak reste affecté par les répercussions de la guerre déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.
Depuis, des groupes pro-iraniens ont multiplié les attaques contre des intérêts américains en Irak et dans la région, avant d’annoncer la suspension de leurs opérations à la suite du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.
Les pays du Golfe avaient, de leur côté, appelé les autorités irakiennes à agir pour mettre un terme à ces attaques menées depuis leur territoire.
AFP



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