Étudiants universitaires libanais en France: vers une exonération des frais en 2026
Le président français Emmanuel Macron (à droite) serre la main du Premier ministre libanais Nawaf Salam à la fin d’une conférence de presse conjointe, à l’issue de leur rencontre au palais présidentiel de l’Élysée à Paris, le 21 avril 2026. ©LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

Les étudiants libanais pourraient être exonérés des frais d’inscription dans les universités publiques françaises à la rentrée de septembre 2026, selon une annonce de l’ambassade du Liban à Paris, publiée samedi sur son compte X.

Cette mesure aurait été décidée par le président français Emmanuel Macron lors de sa rencontre à l’Élysée, mardi dernier, avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam, a précisé la chancellerie libanaise.

Aucun autre détail n’a filtré pour l’heure.

Cette annonce survient dans le cadre du soutien constant de la France au Liban, de nouveau touché par un conflit ayant fait près de 2.500 morts depuis le 2 mars. Un soutien réaffirmé à plusieurs reprises ces derniers mois par le président Macron.

Par ailleurs, quelques jours plus tôt, le gouvernement français a indiqué vouloir mettre fin aux «exonérations massives» des droits d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers.

La crainte des étudiants étrangers face à l'application stricte des frais différenciés

Le ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé lundi vouloir faire appliquer strictement les droits d'inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises, instaurés en 2019 mais jusqu'ici peu effectifs.

Il présentait les contours d'un nouveau plan baptisé «Choose France For Higher Education», destiné à renforcer l'attractivité de l'enseignement supérieur français.

Concrètement, la majorité des étudiants non ressortissants de l'Union européenne seront appelés à la rentrée à s'acquitter de droits d'inscription fixés à 2.895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd'hui, et 3.941 euros en master, contre 254 euros.

«Les universités ne pourront plus édicter des exonérations massives, elles seront réservées à des cas très précis», avait déclaré le ministre français de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. Ce dernier souhaite faire appliquer strictement les droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises, avait-il notamment expliqué dans un entretien accordé au Parisien le lundi 20 avril.

Les droits d'inscription différenciés ont été mis en place dès 2019, mais seuls une quinzaine d'établissements sur les 78 recensés par Campus France appliquent aujourd'hui complètement les frais majorés, les autres usant de leur droit à exonérer de frais jusqu'à 10% de leurs étudiants.

Résultat: en 2024‑2025, seuls 10 % des quelque 111. 500 étudiants extracommunautaires se sont acquittés des droits d'inscription différenciés à taux plein, selon le service statistique (SIES) du ministère.

À partir de la rentrée, les universités pourront exonérer seulement 10% de leurs étudiants extracommunautaires.

 

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