La Turquie coupe les taxes et se rêve en pôle financier régional
La Turquie baisse les taxes pour attirer investisseurs et se positionner comme hub financier régional. ©pexels

La Turquie cherche à attirer entrepreneurs et investisseurs en réduisant fortement, voire en supprimant, la fiscalité sur les entreprises exportatrices, mettant en avant sa position de «corridor central» entre l’Europe et le Moyen-Orient.

«La Turquie bénéficie d’une position géographique exceptionnelle de corridor central», a déclaré le ministre des Finances Mehmet Simsek, en présentant un plan visant à faire du pays et d’Istanbul «un des principaux pôles de la région».

L’objectif est d’«exporter davantage de biens et de services» et d’«attirer plus de talents, d’entrepreneurs et de capitaux».

Le programme prévoit notamment une «exonération fiscale à 100%» pour certaines activités de transit au centre financier d’Istanbul, ainsi que des réductions significatives pour les exportateurs.

Le taux d’imposition pourrait ainsi être abaissé à 14%, voire à 9% pour les produits manufacturés.

«L’objectif est de rendre les exportateurs turcs plus compétitifs», a résumé le ministre.

Interrogé sur l’impact des tensions internationales, notamment autour du détroit d’Ormuz, il a jugé la situation «difficile mais gérable».

Selon lui, la Turquie reste peu exposée grâce à des approvisionnements énergétiques diversifiés.

Il a également mis en avant un déficit budgétaire contenu et une dette publique limitée, tout en reconnaissant que la hausse des prix liée au contexte international pourrait accentuer l’inflation.

AFP

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