Le président irakien, Nizar Amedi, a nommé lundi l’homme d’affaires Ali al-Zaidi comme Premier ministre désigné, après qu’il a été soutenu par la principale alliance chiite, à la suite du retrait de la candidature de Nouri al-Maliki sous pressions américaines.
Le président a «chargé Ali al-Zaidi, le candidat du plus grand bloc parlementaire, de former le nouveau gouvernement», qui devra ensuite être approuvé par le Parlement, a indiqué la présidence dans un communiqué.
Le Cadre de coordination, alliance de factions chiites majoritaire au Parlement, venait d'annoncer avoir «choisi Ali al-Zaidi» comme candidat pour le poste de Premier ministre.
Le cadre de coordination a salué la position «historique et responsable» de Nouri al-Maliki, qu'il avait d'abord soutenu, et de Mohamed Chia al-Soudani, le Premier ministre par intérim, pour le retrait de leurs candidatures.
En janvier, le président américain Donald Trump avait menacé de retirer tout soutien à Bagdad si Nouri al-Maliki, ancien titulaire du poste et perçu comme proche de l'Iran voisin, revenait au pouvoir.
Considéré comme une figure de compromis, M. Zaidi est peu connu dans les milieux politiques. Homme d’affaires, banquier et propriétaire d’une chaîne de télévision, il n’a jamais occupé de fonctions gouvernementales.
L'Irak a longtemps été un terrain de confrontation par procuration entre les États-Unis et l'Iran, les gouvernements successifs négociant un équilibre délicat entre ses deux partenaires, eux-mêmes ennemis.
Selon les règles en vigueur, M. Zaidi a 30 jours pour former un gouvernement, avant un vote du Parlement pour son entrée en fonction.
AFP
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