Une frappe de drone a visé samedi pour la deuxième fois en quelques jours la région de Khartoum, touchant un véhicule et faisant cinq morts, a affirmé l'ONG Emergency Lawyers, un groupe indépendant qui documente le conflit soudanais.
Des frappes de drone menées aussi bien par l'armée que par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), en guerre depuis avril 2023, se sont multipliées ces derniers mois au Soudan, faisant souvent plusieurs dizaines de morts.
Un drone des FSR a frappé samedi matin un véhicule civil dans le sud d'Omdourman, la ville qui jouxte Khartoum, tuant toutes les personnes à bord, selon Emergency Lawyers.
Mardi, une frappe de drone avait visé pour la première fois depuis des mois la région de Khartoum, reconquise il y a un an par l'armée, touchant un hôpital et une station-service de Jebel Awliya, à 40 km au sud de la capitale, avaient indiqué à l'AFP une source sécuritaire et des témoins.
Jebel Awliya constituait le dernier bastion des FSR dans l'Etat de Khartoum avant que l'armée ne reprenne la zone lors d'une contre-offensive éclair qui a repoussé les paramilitaires vers l'ouest, en direction de leur fief du Darfour.
Les FSR avaient mené une série de frappes de drones sur Khartoum l'an dernier, visant principalement des sites militaires, des centrales électriques ou des infrastructures hydrauliques.
Depuis plusieurs mois, la capitale connaît un calme relatif. Plus de 1,8 million de déplacés sont revenus et l'aéroport a repris ses vols intérieurs, même si une grande partie de la ville reste privée d'électricité et des services de base.
Entrée dans sa quatrième année, la guerre, qui a provoqué la pire catastrophe humanitaire au monde selon l'ONU, a fait des dizaines de milliers de morts, certaines estimations faisant état de plus de 200.000 décès.
AFP



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