Rubio rencontre Meloni après l’accrochage avec Trump
US Secretary of State Marco Rubio listens to US President Donald Trump speak during a press briefing in the Brady Briefing Room at the White House in Washington, DC, shortly after a shooting incident at the White House Correspondents’ Dinner on April 25, 2026. ©Kent Nishimura / AFP

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio rencontre vendredi la Première ministre italienne Giorgia Meloni après les propos acerbes de Donald Trump à son encontre et sur fond de divergences vis-à-vis de la guerre au Moyen-Orient.

Au lendemain de ses retrouvailles avec le pape Léon XIV, au cours desquelles les deux responsables ont eu selon Washington un échange «amical et constructif», M. Rubio doit se rendre à Palazzo Chigi pour y voir la Première ministre italienne.

Le président américain a vivement critiqué la cheffe du gouvernement italien, pourtant l’un de ses plus proches alliés européens, pour avoir refusé d’impliquer son pays dans la guerre en Iran, se disant «sous le choc» et déçu de son manque de «courage».

«Je la croyais courageuse mais je me suis trompé», a même lâché Donald Trump dans un entretien accordé au quotidien italien Corriere della Sera.

Il a par ailleurs accusé Giorgia Meloni, qui s’est efforcée de jouer le rôle de médiatrice concernant les divergences entre Washington et l’Europe, de ne pas avoir aidé les États-Unis au sein de l’Otan.

«Nous sommes absolument convaincus que l’Europe a besoin des États-Unis et que les États-Unis ont également besoin de l’Europe», a déclaré jeudi le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani, qui doit également recevoir M. Rubio.

«S’il y a des points sur lesquels nous ne sommes pas d’accord, nous le disons, nous l’avons dit et nous le dirons, car c’est cela, être alliés : toujours la tête haute, convaincus de notre position, et nous avons l’intention de jouer un rôle», a-t-il dit.

Il a précisé devant des journalistes avoir l’intention d’aborder notamment avec M. Rubio la question du détroit d’Ormuz, bloqué de facto par l’Iran, ainsi que la situation au Liban.

Donald Trump a menacé de retirer les forces américaines d’Italie, affirmant que Rome «ne nous a été d’aucune aide» dans la guerre contre l’Iran.

Il a émis des avertissements similaires à l’intention de l’Espagne, tandis que le Pentagone a annoncé le retrait de 5.000 soldats américains d’Allemagne.

Au 31 décembre 2025, l’Italie comptait sur son sol 12.662 militaires américains en service actif, l’Espagne 3.814 et l’Allemagne 36.436.

Plus tôt cette semaine, lors d’une visite en Arménie, Mme Meloni a déclaré à propos de ce projet de retrait des troupes américaines : «C’est une décision qui ne dépend pas de moi et avec laquelle je suis en désaccord».

Elle a ajouté qu’elle ne considérait pas «certaines choses qui ont été dites récemment comme étant justes», ajoutant que personne n’avait demandé l’aide de l’Italie de manière formelle à travers l’Otan.

AFP

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