Au Festival de Cannes, début de la course à la Palme d'or
La mannequin allemande Heidi Klum arrive pour la cérémonie d’ouverture et la projection du film «La Vénus électrique» (The Electric Kiss) lors de la 79e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 12 mai 2026. ©Photo by SAMEER AL-DOUMY / AFP

Après la cérémonie d’ouverture mardi, la course à la Palme d’or débute mercredi à Cannes, où sera également projeté un film-choc retraçant les derniers jours de l’enseignant français Samuel Paty, tué en 2020.

Présenté hors compétition, ce long-métrage décortique l’engrenage qui a mené à l’assassinat de ce professeur d’histoire-géographie par un jeune Russe tchétchène radicalisé après avoir montré en classe des caricatures du prophète Mahomet.

Antoine Reinartz incarne un Samuel Paty lâché par les institutions académiques et certains de ses collègues.

Une des sœurs du professeur, Mickaëlle Paty, qui a participé à l’écriture du scénario, devrait monter les marches à 21h00 (19h00 GMT) avec l’équipe de ce film réalisé par Vincent Garenq.

Un peu plus tôt dans la journée, deux premiers films de la compétition seront projetés. «Quelques jours à Nagi», du Japonais Koji Fukada, raconte l’histoire d’une architecte divorcée qui rend visite à une amie sculptrice à la campagne.

Alors qu’elle accepte de poser pour son amie, un lien ancien va ressurgir entre les deux femmes.

Dans la foulée, «La vie d’une femme», de Charline Bourgeois-Tacquet, verra l’entrée en compétition de la première réalisatrice française.

Son film avec les acteurs français Léa Drucker, Mélanie Thierry et Charles Berling décrit le quotidien d’une chirurgienne cheffe de service assaillie par les responsabilités et qui jongle entre travail et vie de famille. Lorsqu’elle rencontre une romancière qui s’intéresse au monde hospitalier, ses certitudes sont fragilisées.

Le festival déroulera ensuite sa programmation avec son cortège de stars, à commencer par le film de l’Iranien Asghar Farhadi et son casting cinq étoiles jeudi.

Vincent Cassel, Virginie Efira, Pierre Niney et Isabelle Huppert se partagent l’affiche dans cette histoire de destins croisés qui finissent par se percuter dans les rues de Paris.

Le même jour, l’Allemande Sandra Hüller, récompensée en février de l’Ours d’or de la meilleure actrice lors de la Berlinale et dont la performance dans «Anatomie d’une chute» a marqué la Croisette en 2023, est très attendue.

Elle tient le rôle principal dans le dernier film de Paweł Pawlikowski, sur le retour de l’écrivain Thomas Mann en Allemagne après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
 

AFP

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