Israël contrôle désormais 60% de la bande de Gaza, selon Netanyahou
Un Palestinien inspecte le site, le lendemain d'une frappe israélienne sur le camp de réfugiés de Shati (Plage) dans la ville de Gaza, le 9 mai 2026. ©OMAR AL-QATTAA/AFP

Les forces israéliennes contrôlent actuellement 60% de la bande de Gaza, selon le Premier ministre Benjamin Netanyahou, première confirmation officielle de l'extension de la zone aux mains d'Israël dans le territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre.

«Au cours des deux dernières années, nous avons montré au monde entier la puissance qui habite notre peuple, notre État, notre armée, notre héritage», a lancé le dirigeant à l'occasion jeudi de la «Journée de Jérusalem», des propos diffusés par son bureau aux médias vendredi.

«Nous avons ramené chez nous tous nos otages, jusqu'au dernier. (...) Nous n'avons cédé aucun territoire. Certains nous disaient de partir, nous ne sommes pas partis et aujourd'hui, nous contrôlons 60% du territoire. Demain, nous verrons», a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent alors que Gaza reste le théâtre de violences quotidiennes, les frappes israéliennes s'y poursuivant sans répit.

La trêve est entrée en vigueur le 10 octobre, deux ans après le début de la guerre.

La première phase a vu la libération des derniers otages de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, apparaît complètement grippé depuis des semaines.

Aux termes du cessez-le-feu, les forces israéliennes devaient se replier derrière la «ligne jaune», nom donné à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas et celle tenue par l'armée israélienne (qui représente encore un peu plus de 50% de ce petit territoire).

Mais selon des informations de presse parues ces dernières semaines, les troupes sont en train d'étendre cette zone jusqu'à une nouvelle ligne dite «orange». Et seraient prêtes à reprendre les combats si le Hamas refuse de déposer les armes.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 850 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve.

Durant cette même période, l'armée israélienne a annoncé la mort de cinq de ses soldats à Gaza.

AFP

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