Le Venezuela autorise un exercice aérien d’évacuation de l’ambassade des États-Unis à Caracas
Le drapeau américain flotte à l’ambassade des États-Unis à Caracas le 14 mars 2026, dix jours après la rétablissement des relations diplomatiques à la suite de la capture de l’ancien dirigeant Nicolás Maduro lors d’un raid militaire américain. ©MARYORIN MENDEZ / AFP

Le Venezuela a autorisé un exercice aérien d’évacuation de l’ambassade des États-Unis à Caracas, cinq mois après la spectaculaire attaque américaine ayant conduit à la capture du président Nicolas Maduro, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Yvan Gil.

L’attaque du 3 janvier comprenait notamment des survols d’avions et d’hélicoptères américains avec des bombardements de nombreux points de la capitale et de villes environnantes.

«À la demande de l’ambassade des États-Unis, les autorités ont autorisé la réalisation, le samedi 23 mai, d’un exercice d’évacuation en prévision d’éventuelles situations médicales ou de contingences catastrophiques», a annoncé M. Gil à la télévision publique.

«Dans le cadre de l’exercice, deux aéronefs effectueront des survols contrôlés de la ville de Caracas et réaliseront des opérations d’atterrissage dans l’enceinte de l’ambassade des États-Unis», a-t-il ajouté.

Depuis la capture du président Maduro, Washington et le gouvernement intérimaire de Delcy Rodríguez s’efforcent de normaliser leurs liens dans tous les domaines. En mars, ils ont repris leurs relations diplomatiques, rompues en 2019, et les États-Unis sont en train de réactiver leur ambassade à Caracas.

En parallèle, le président Donald Trump assouplit graduellement les sanctions contre le Venezuela, qui a fait adopter de nouvelles lois sur les hydrocarbures et le secteur minier, ouvrant ces secteurs au privé dans un pays disposant des plus grandes réserves de pétrole au monde.

Symbole de ce rapprochement, le Venezuela a expulsé samedi vers les États-Unis Alex Saab, homme clé du pouvoir vénézuélien sous Nicolas Maduro. M. Saab avait été arrêté lors d’une escale en 2020 au Cap-Vert et extradé en 2021 vers les États-Unis qui l’accusaient de détournement d’aide alimentaire et de blanchiment au profit de M. Maduro. Il avait été échangé en décembre 2023 contre dix Américains emprisonnés au Venezuela, et avait été nommé ministre.

AFP

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