Mondial-2026: après le Mexique, le Canada et les États-Unis entrent en scène
Vue générale alors qu’Alessia Cara se produit lors de la cérémonie d’ouverture avant le match du groupe B de la Coupe du monde de la FIFA 2026 entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine au stade de Toronto, le 12 juin 2026 à Toronto, en Ontario. ©MICHAEL STEELE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Après le «futbol», place au «soccer»! Au lendemain de l'ouverture spectaculaire dans un stade Azteca en fusion à Mexico, c'est au tour du Canada et des États-Unis de lancer leur Coupe du monde à leur manière, avec deux matches à Toronto puis Los Angeles, précédés de concerts de stars internationales.

Le Canada en quête d'une victoire historique

Le stade Azteca avait vibré jeudi avec la Colombienne Shakira ou le Nigérian Burna Boy, les spectateurs de Toronto ont eu droit à leur propre cérémonie avant le coup d'envoi du premier match sur le sol canadien entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine: danseurs évoquant l'histoire du Canada, dont ses peuples autochtones, show musical avec la chanteuse italo-canadienne Alessia Cara ou le rappeur français Vegedream, avant un hymne canadien interprété par Alanis Morissette.

À voir si cela portera chance aux Canucks, en quête de leur première victoire en Coupe du monde après six défaites en autant de rencontres lors de leurs deux participations à des phases finales, en 1986 au Mexique et en 2022 au Qatar.

Ils ont été versés dans un groupe théoriquement à leur portée avec le Qatar et la Suisse, en plus de la Bosnie de l'inusable Edin Dzeko, 40 ans (148 sélections, 73 buts), qualifiée en barrages aux dépens de l'Italie, quadruple championne du monde.

Le Ghanéen Thomas Partey privé de visa

Après les refus de visa de la part des autorités américaines (à un arbitre somalien, des responsables iraniens ainsi qu'aux supporters sénégalais et ivoiriens), le gouvernement canadien a refusé l'accès au footballeur ghanéen Thomas Partey, accusé de viols en Grande-Bretagne où il sera jugé en 2027.

La sélection ghanéenne doit affronter le Panama le 17 juin à Toronto. Partey devrait pouvoir jouer les matches suivants contre l'Angleterre à Boston et contre la Croatie à Philadelphie dans le groupe L.

32 ans plus tard, sans Trump

Il est depuis des mois le personnage central de ce Mondial-2026 coorganisé pour la première fois par trois pays, tant son imprévisibilité, ses déclarations et sa politique migratoire très stricte auront influencé l'agenda extra-sportif de l'avant-tournoi.

Pourtant, Donald Trump qui n'a cessé de promettre la plus belle des Coupes du monde ne sera pas à Los Angeles vendredi pour le premier match de la compétition sur le sol américain, entre la Team USA et le Paraguay à 18h00 (01h00 GMT samedi).

Il sera représenté par son secrétaire d'État Marco Rubio, qui aura auparavant pu apprécier un pur show à l'américaine, esprit Superbowl, avec notamment la popstar Katy Perry et le rappeur Future, dans le SoFi Stadium de Los Angeles, enceinte ultra-moderne d'un peu plus de 70 000 places.

Trente-deux ans après l'édition 1994 organisée sur leur seul territoire, les États-Unis emmenés par le sélectionneur argentin Mauricio Pochettino, ex-entraîneur du Paris Saint-Germain, et leur star de l'AC Milan Christian Pulisic, espèrent cette fois susciter l'enthousiasme d'un pays qui continue de préférer le football américain au soccer.

Entrées réussies pour le Mexique et la Corée du Sud

Débutée en fanfare à Mexico par une victoire convaincante des Mexicains (2-0) face à l'Afrique du Sud devant leur public, cette journée inaugurale s'est conclue en soirée par la victoire renversante d'une Corée du Sud volontaire et séduisante aux dépens de la République tchèque (2-1) à Guadalajara.

Les deux équipes se retrouvent à égalité en tête du groupe A, avec trois points.

L'attaquant mexicain Julian Quinones, meilleur buteur du championnat saoudien la saison passée, a inscrit son nom dans la petite histoire de la Coupe du monde en devenant dès la 9e minute le premier buteur de la 23e édition.

Les favoris se préparent

Dans leur camp de base respectif, à Boston (Massachusetts) et à Chattanooga (Tennessee), l'équipe de France, vice-championne du monde en titre, et l'Espagne, championne d'Europe en 2024, ont commencé à s'entraîner pour préparer leur entrée en lice lundi et mardi, face au Cap-Vert pour la Roja et au Sénégal pour les Bleus.

Le Brésil de Carlo Ancelotti, quintuple vainqueur, et l'Argentine de Lionel Messi, tenante du titre, font de même à Morristown (New Jersey) et à Kansas City (Missouri) avant d'affronter respectivement le Maroc, dimanche, et l'Algérie mercredi.

La rencontre entre le Brésil et les Lions de l'Atlas sera le premier vrai choc du tournoi, sur la pelouse du MetLife Stadium, près de New York, l'enceinte de la finale le 19 juillet prochain.

Avant de quitter Lisbonne pour rallier le camp de base des Portugais à Palm Beach, en Floride, Cristiano Ronaldo a affirmé vendredi qu'il était dans un état d'esprit «très positif» à l'heure d'aborder sa sixième Coupe du monde.

«Je crois que les choses vont bien se passer et que nous allons faire une bonne prestation», a dit le quintuple Ballon d'or de 41 ans, lors de sa première intervention devant les médias depuis le début du stage de préparation de la sélection portugaise.

AFP

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