La Syrie signe un contrat dans le secteur gazier avec un géant énergétique américain
Une machine de forage pétrolier est photographiée sur un champ pétrolier à Al-Hol, dans la région désertique de la province de Hasaké, le 21 janvier 2026. ©Omar Haj Kadour / AFP

La Syrie a signé mardi un contrat impliquant le groupe pétrolier américain ConocoPhillips pour développer son secteur gazier, a rapporté la presse d’État, alors que Damas cherche à attirer des investissements énergétiques internationaux.

Ces derniers mois, Damas a conclu plusieurs protocoles d’accord dans le secteur de l’énergie avec des entreprises internationales, dont Chevron et HKN Energy, qui a commencé à gérer et exploiter des champs pétroliers récemment transférés au gouvernement par les autorités kurdes syriennes.

Selon l’agence officielle SANA, la Syrian Petroleum Company, entreprise publique, a signé «un contrat avec les entreprises américaines ConocoPhillips et Novaterra visant à développer plusieurs champs gaziers en Syrie et à augmenter la production des champs existants».

L’objectif est de «soutenir le système énergétique et renforcer les approvisionnements en gaz nécessaires au secteur de l’électricité et à d’autres secteurs vitaux», précise le communiqué.

Depuis Washington la semaine dernière, le PDG de la Syrian Petroleum Company, Youssef Qablawi, a indiqué qu’il s’agirait du «plus important contrat» signé depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.

Lors de la cérémonie de signature à Damas, il a qualifié l’accord d’«étape importante dans le développement du secteur gazier en Syrie».

«Grâce à cette coopération, nous espérons augmenter la production, améliorer les capacités opérationnelles et soutenir le système énergétique», a-t-il ajouté.

Une délégation syrienne conduite par le ministre de l’Énergie Mohammad al-Bashir a tenu des discussions à Washington la semaine dernière sur les opportunités d’investissement dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures, ainsi que sur de possibles partenariats avec le secteur privé américain.

Après des années de guerre civile ayant dévasté les infrastructures et l’économie du pays, la Syrie cherche à moderniser son secteur énergétique, attirer des investissements et relancer la croissance, notamment après la levée des sanctions de l’ère Assad.

Le pays vise une production d’un million de barils de pétrole par jour d’ici 2030 et cherche à élargir la coopération internationale dans l’exploration et la production.

Le mois dernier, la Syrie a signé un protocole d’accord avec ConocoPhillips, TotalEnergies et QatarEnergy pour l’exploration offshore du pétrole et du gaz.

En février, elle avait également conclu un accord préliminaire avec Chevron et la société qatarie Power International pour des projets d’exploration en mer.

Damas contrôle désormais l’ensemble des champs pétroliers et gaziers du pays, après avoir repris cette année des zones auparavant sous contrôle kurde dans le nord et le nord-est.

Le vice-gouverneur de la province de Hasaké, Ahmed al-Hilali, a indiqué lundi que HKN Energy avait commencé à gérer et exploiter ces champs.

AFP

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