Au G7 d'Evian, les conjoints des dirigeants dialoguent avec des collégiens
(De gauche à droite) Heiko von der Leyen, époux de la présidente de la Commission européenne, Diana Carney, économiste britannique et épouse du Premier ministre canadien, Kim Hye-kyung, Première dame de Corée du Sud, Rachel Ruto, Première dame du Kenya, Janja Lula da Silva, Première dame du Brésil, Victoria Starmer, épouse du Premier ministre britannique, Charlotte Merz, épouse du chancelier allemand, et Brigitte Macron, épouse du président français, assistent à l’événement «Protéger les enfants à l’ère de l’intelligence artificielle», dans le cadre du programme des conjoint·e·s en marge du sommet du G7 à Évian, dans l’est de la France, le 17 juin 2026. ©CHRISTOPHE ENA / POOL / AFP

«Comment vous vous servez de l’IA pour vos devoirs?»: avec Brigitte Macron comme modératrice, des collégiens ont échangé mercredi à Évian avec les conjoints des dirigeants, au sommet du G7, sur la protection des mineurs sur les réseaux sociaux.

Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ou 16 ans? Le Royaume-Uni ou la France y travaillent.

«Je pense que c’est bien, car les réseaux, c’est dangereux quand on est trop jeune, on ne sait pas forcément s’en servir», estime une jeune fille.

«Le problème, c’est que la reconnaissance faciale pour l’âge n’est pas forcément efficace», réagit Mme Macron, professeure de profession.

Dans la belle enceinte de la Buvette Cachat, un des trésors Art nouveau de la ville thermale, le dialogue s’installe entre les élèves et les conjointes et conjoints des dirigeants invités au sommet du G7.

Les réseaux sociaux s’adaptent aux législations de chaque pays, rappelle Janja Lula da Silva, qui plaide pour un «pacte global» en la matière.

Des icônes pour signaler les contenus? Cela existe déjà, note un jeune qui a remarqué que certaines images créées par IA sont signalées, et voudrait que ce soit systématique sur les réseaux «parce que c’est facile de confondre, de se tromper en croyant à des choses qui sont générées par IA».

Quand est évoquée l’idée d’un contrôle parental, Mme Macron est prompte à noter qu’il faut accompagner les parents «parfois en détresse», pour «qu’ils puissent être au plus près de leurs enfants, les comprendre».

Ainsi au Royaume-Uni, note Victoria Starmer, certaines écoles organisent des webinaires et des sessions pour éduquer les parents.

Une élève suggère aussi «une campagne de sensibilisation pour montrer aussi les aspects positifs des réseaux, pour que les parents puissent se comprendre en quoi ça peut être important pour les enfants et pas dans les aspects négatifs».

AFP

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