Le président français Emmanuel Macron s’est montré prudent jeudi sur l’accord entre l’Iran et les États-Unis devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient, affichant son absence de certitude sur le fait que la guerre «soit totalement terminée».
«C’est toujours mieux d’avoir un accord que la guerre, surtout quand il peut y avoir des risques d’escalade», a ajouté le président français, qui tirait sur France 2 les leçons du sommet du G7 à Évian qu’il a présidé de lundi à mercredi.
«On rentre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération, du dialogue, qui est mieux que la guerre», a-t-il ajouté.
Pour autant, le chef de l’État a également affiché des doutes. «Je ne crois pas qu’on puisse dire qu’elle (la guerre, ndlr) soit totalement terminée», a-t-il estimé.
Comme à Évian, Emmanuel Macron a redit la disponibilité de la France à œuvrer, aux côtés d’autres pays comme la Grande-Bretagne, à la reprise de la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz.
Très symboliquement et de façon inattendue, Donald Trump a signé cet accord avec l’Iran alors qu’il se trouvait au château de Versailles mercredi soir, où Emmanuel Macron l’avait convié pour un dîner dans la foulée du G7.
Le chef de l’État a rapporté que la décision du président américain d’y signer ce texte «s’est faite de manière assez spontanée».
Concernant le volet libanais du conflit, Emmanuel Macron a appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à «faire preuve d’esprit de responsabilité et de rationalité», jugeant que l’offensive contre le Hezbollah pro-iranien au sud-Liban «est dans la durée contraire aux intérêts d’Israël».
«Le Hezbollah est un risque pour Israël, c’est tout à fait vrai», mais la sécurité de l’État hébreu «ne peut pas être assurée par la conquête d’un territoire voisin», a-t-il dit, soulignant que la politique de M. Netanyahou, aussi bien au Liban qu’à Gaza et en Cisjordanie, «alimente le ressentiment, la violence de toutes les populations de la région».
Il a ajouté qu’il allait de nouveau chercher à mobiliser la communauté internationale pour «aider l’armée libanaise à reprendre le contrôle de son territoire».
AFP



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