Rubio se rendra à partir de mardi dans des pays du Golfe, en pleines négociations avec l'Iran
Cette photographie montre le secrétaire d’État américain Marco Rubio participant à une réunion bilatérale entre le président des États-Unis et l’émir du Qatar, en marge du sommet du G7 à Évian, dans l’est de la France, le 16 juin 2026. ©Mandel Ngan / AFP

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, se rendra à partir de mardi dans trois pays du Golfe, en pleines négociations avec l'Iran, pour mettre définitivement fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le secrétaire d'État américain, dont ce sera le premier déplacement au Moyen-Orient depuis le début de la guerre le 28 février, se rendra aux Émirats arabes unis, au Koweït et au Bahreïn jusqu'à jeudi, a indiqué le porte-parole du département d'État, Tommy Pigott, dans un communiqué.

M. Rubio abordera avec les alliés des États-Unis dans le Golfe «le protocole d'accord avec l'Iran, les efforts visant à garantir un transit libre, sûr et sans entrave dans le détroit d’Ormuz, ainsi que l'importance de la paix et de la stabilité dans la région», a-t-on indiqué de même source.

Au Bahreïn, jeudi, il participera à une réunion du Conseil de coopération du Golfe afin de discuter des priorités communes à l'ensemble de la région.

Les pays du Golfe ont payé au prix fort les frappes américano-israéliennes contre l'Iran, ayant été visés par des représailles iraniennes lors de cette guerre dont ils ne voulaient pas.

De premiers pourparlers américano-iraniens ont débuté en Suisse dimanche, fragilisés par les combats des derniers jours au Liban.

M. Rubio aura fort à faire pour rétablir la confiance avec ces pays du Golfe, leur allié américain de longue date s'étant avéré peu fiable.

Le protocole d'accord donne aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif, ce qui prolonge une période d'incertitude, alors que les pétromonarchies ont fait de la stabilité l'un de leurs grands arguments pour attirer entreprises, capitaux et touristes.

Les dirigeants du Golfe entretiennent de longue date des relations étroites avec le président Donald Trump et ont promis d'investir des milliards de dollars aux États-Unis.

Mais les experts notent qu'ils ont dû largement agir seuls face aux représailles iraniennes, qui ont touché des bases américaines, mais aussi des infrastructures et des entreprises.

L'Iran a accusé le Koweït et Bahreïn, qui abrite la cinquième flotte américaine, d'avoir permis aux États-Unis d'utiliser leur territoire pour lancer des attaques.

Téhéran a par ailleurs annoncé samedi une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz en réponse aux frappes israéliennes au Liban.

La réouverture de ce passage stratégique avait constitué l'un des points clés du protocole d'accord.

L'Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime stratégique par laquelle transitaient quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant une flambée des cours du pétrole.

AFP

 

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