Plus de 200 personnes soupçonnées de liens avec le groupe jihadiste État islamique (EI) et des groupuscules d'extrême gauche ont été arrêtées mardi à Ankara, deux semaines avant un sommet de l'Otan dans la capitale turque, ont annoncé les autorités.
Selon le bureau du procureur d'Ankara, 209 personnes ont été interpellées et trente-deux autres sont recherchées.
Près de deux cents (185) d'entre elles sont accusées d'être liées à divers groupes d'extrême gauche classés terroristes par Ankara, parmi lesquels le Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C, marxiste-léniniste), qui a revendiqué plusieurs attentats dans le passé en Turquie.
L'association des avocats progressistes (CHD), régulièrement la cible des autorités, a indiqué que deux de ses membres ont été interpellés à Ankara. Un troisième avocat a été arrêté à Istanbul, a ajouté l'association.
Yildiz Tar, rédacteur en chef du magazine LGBT+ Kaos GL, a également été interpellé dans le cadre de cette vague d'arrestations, selon l'ONG turque MLSA.
Reporters sans Frontières (RSF) a qualifié son arrestation d'«arbitraire» et «inacceptable», et exigé sa libération immédiate.
Le gouvernorat d'Ankara a annoncé lundi soir qu'il interdira toute manifestation du 28 juin jusqu'à l'issue du sommet de l'Alliance atlantique, prévu les 7 et 8 juillet dans la capitale turque, auquel doivent participer des dirigeants des 32 pays membres, dont le président américain Donald Trump.
AFP



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