Un petit avion aurait percuté le principal gratte-ciel de Pékin
Des gratte-ciel, dont la CITIC Tower (au centre), sont visibles à Pékin le 26 juin 2026, après qu’un témoin oculaire a signalé des débris d’avion au pied du plus haut bâtiment de la capitale chinoise. ©ADEK BERRY / AFP

Un petit avion de tourisme semble s'être écrasé vendredi contre le plus haut gratte-ciel de Pékin, des témoins faisant état de débris au sol et des journalistes de l'AFP constatant une brèche dans les étages supérieurs.

Une vidéo, tournée par un témoin depuis un bâtiment voisin, montre des camions de pompiers arrosant des flammes au bas de la tour Citic. Haute de 528 mètres, elle est située dans le quartier d'affaires, dans l'est de la capitale chinoise.

Les images montrent également ce qui semble être un morceau d'un avion de tourisme au pied du gratte-ciel. L'immeuble se trouve à proximité immédiate du bâtiment de la télévision publique chinoise, CCTV.

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux chinois semble montrer des débris tombant de la tour Citic. L'AFP n'est pas en mesure d'en vérifier l'authenticité dans l'immédiat.

Des journalistes de l'AFP ont constaté une brèche au niveau d'un des étages supérieurs du gratte-ciel. De nombreux policiers, ambulances, ainsi que des curieux étaient présents vendredi soir aux abords de la tour.

Si un avion a percuté ce bâtiment, il s'agirait d'un incident rarissime et surprenant, car Pékin est une ville soumise à des mesures de sécurité extrêmement strictes.

Sous le choc

Contactée par l'AFP, la police de la capitale n'a pas souhaité faire de commentaire. Les médias chinois n'avaient pas évoqué les faits vendredi soir et les publications sur les réseaux sociaux étaient visiblement censurées.

«Je ne sais pas pourquoi cet avion est venu voler ici. C'est vraiment très étrange», a déclaré à l'AFP le témoin ayant filmé la vidéo, qui a demandé à garder l'anonymat.

«J'ai vu des débris en sortant. Ça ressemblait à une partie d'un avion», a indiqué à l'AFP un autre homme, qui dit travailler dans la tour Citic.

Des dizaines d'agents d'entretien étaient rassemblés à proximité du périmètre de sécurité.

Une femme a indiqué à l'AFP que les occupants de la tour Citic, qui compte 108 niveaux au-dessus du sol, avaient reçu pour consigne d'évacuer par les escaliers, sans utiliser les ascenseurs.

«J'ai dévalé en courant des dizaines d'étages», a-t-elle raconté.

La tour Citic peut accueillir quelque 12.000 employés.

«Une chose pareille ne peut pas arriver à Pékin. C'est Pékin... C'est assez courant à l'étranger, mais en Chine, cela ne devrait pas se produire», a déclaré à l'AFP une femme qui observait le bâtiment depuis la rue.

«J'étais vraiment sous le choc.»

Vente de drones

Un étudiant venu observer la scène a expliqué à l'AFP s'être rendu sur place dès que des informations sur l'incident ont commencé à circuler dans un groupe de passionnés d'aviation sur les réseaux sociaux.

Selon lui, les images et les publications relatives à cet incident ont été rapidement supprimées d'internet.

La Chine impose des restrictions strictes à l'utilisation de son espace aérien, en particulier au-dessus de la capitale.

En avril, les autorités chinoises ont annoncé l'interdiction de la vente de drones à Pékin et l'obligation, pour leurs utilisateurs, d'obtenir une autorisation préalable pour tout vol dans la ville.

La vigilance des services de sécurité et de la police est rarement déjouée dans la capitale chinoise.

En 2013, deux touristes avaient toutefois été tués près de la place Tiananmen à Pékin, lorsqu'une voiture avait foncé dans la foule sur un trottoir avant de prendre feu.

Les autorités avaient imputé cet attentat à des séparatistes venus de la région du Xinjiang (nord-ouest de la Chine).

AFP

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