Le président syrien Ahmad el-Chareh a salué lundi le rôle «très constructif» de la France, «amie du peuple syrien», depuis la chute de Bachar al-Assad, dans un entretien à la chaîne de télévision française BFMTV.
«La France a été considérée comme une amie du peuple syrien depuis la révolution syrienne. Et la France a soutenu le mouvement de la révolution syrienne afin que le peuple, qui était tyrannisé par l'ancien régime, retrouve sa liberté et sa dignité», a affirmé M. el-Chareh dans cet entretien diffusé à l'occasion de l'arrivée de son homologue français à Damas.
La visite d'Emmanuel Macron, la première en Syrie d'un chef d'État d'une puissance occidentale depuis la chute de Bachar al-Assad et l'arrivée au pouvoir d'Ahmad el-Chareh fin 2024, «représente une avancée pour renforcer les relations entre la Syrie et la France», a déclaré le dirigeant, alors que la Syrie a d'énormes besoins après avoir été ravagée par 14 ans de «guerre civile».
«Nous avons besoin de beaucoup de partenariats avec des sociétés dans différents secteurs», a-t-il plaidé, présentant son pays comme une «énorme opportunité» pour les entreprises étrangères afin de «reconstruire les infrastructures détruites».
La France va ainsi participer à «la reconstruction d'infrastructures dans des secteurs comme le tourisme, l'agriculture, l'industrie», et Damas s'apprête à commander huit avions au constructeur européen Airbus, a-t-il ajouté.
Le président el-Chareh s'est par ailleurs présenté comme un partenaire ayant des «objectifs communs» avec la France et les Européens.
«Notre pays à réussi à réduire drastiquement le flux de migrants vers l'Europe, qui était causé par l'ancien régime. (…) Plus d'un million et demi de Syriens sont revenus des pays limitrophes», a-t-il affirmé, ajoutant avoir «commencé à démanteler les trafics» de drogue, après que la Syrie est devenue «une plaque-tournante de fabrication» de stupéfiants sous le régime de Bachar al-Assad.
Arrivé lundi soir à Damas, Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad el-Chareh, en mai 2025, lorsqu'il avait fait le pari d'accompagner la transition syrienne en s'affichant à l'Élysée avec ce dirigeant au passé jihadiste.
AFP



Commentaires