Le président syrien salue le «rôle très constructif» de la France, «amie du peuple syrien»
Une photo diffusée par le gouvernement de transition syrien montre le nouveau dirigeant du pays, Ahmad el-Chareh, attendant l'arrivée du ministre espagnol des Affaires étrangères au palais présidentiel de Damas, le 16 janvier 2025. ©Gouvernement syrien de transition / AFP

Le président syrien Ahmad el-Chareh a salué lundi le rôle «très constructif» de la France, «amie du peuple syrien», depuis la chute de Bachar al-Assad, dans un entretien à la chaîne de télévision française BFMTV.

«La France a été considérée comme une amie du peuple syrien depuis la révolution syrienne. Et la France a soutenu le mouvement de la révolution syrienne afin que le peuple, qui était tyrannisé par l'ancien régime, retrouve sa liberté et sa dignité», a affirmé M. el-Chareh dans cet entretien diffusé à l'occasion de l'arrivée de son homologue français à Damas.

La visite d'Emmanuel Macron, la première en Syrie d'un chef d'État d'une puissance occidentale depuis la chute de Bachar al-Assad et l'arrivée au pouvoir d'Ahmad el-Chareh fin 2024, «représente une avancée pour renforcer les relations entre la Syrie et la France», a déclaré le dirigeant, alors que la Syrie a d'énormes besoins après avoir été ravagée par 14 ans de «guerre civile».

«Nous avons besoin de beaucoup de partenariats avec des sociétés dans différents secteurs», a-t-il plaidé, présentant son pays comme une «énorme opportunité» pour les entreprises étrangères afin de «reconstruire les infrastructures détruites».

La France va ainsi participer à «la reconstruction d'infrastructures dans des secteurs comme le tourisme, l'agriculture, l'industrie», et Damas s'apprête à commander huit avions au constructeur européen Airbus, a-t-il ajouté.

Le président el-Chareh s'est par ailleurs présenté comme un partenaire ayant des «objectifs communs» avec la France et les Européens.

«Notre pays à réussi à réduire drastiquement le flux de migrants vers l'Europe, qui était causé par l'ancien régime. (…) Plus d'un million et demi de Syriens sont revenus des pays limitrophes», a-t-il affirmé, ajoutant avoir «commencé à démanteler les trafics» de drogue, après que la Syrie est devenue «une plaque-tournante de fabrication» de stupéfiants sous le régime de Bachar al-Assad.

Arrivé lundi soir à Damas, Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad el-Chareh, en mai 2025, lorsqu'il avait fait le pari d'accompagner la transition syrienne en s'affichant à l'Élysée avec ce dirigeant au passé jihadiste.

AFP

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