«Le Groenland n'est bien évidemment pas à vendre», a réaffirmé mercredi la Première ministre danoise Mette Frederiksen au sommet de l'Otan à Ankara, en réponse à de nouvelles déclarations de Donald Trump.
«J'ai entendu le président américain hier, et je pense que la position des États-Unis est malheureusement très claire sur ce sujet, et notre position est tout aussi claire depuis le début: le Groenland n'est bien évidemment pas à vendre», a-t-elle dit devant la presse à son arrivée.
Mardi à Ankara, Donald Trump a réitéré que le territoire autonome danois devrait selon lui être «contrôlé par les États-Unis», mais sans les menaces proférées en début d'année.
L'Alliance atlantique a traversé de graves turbulences en début d'année, quand Donald Trump menaçait de s'emparer, potentiellement par la force, du Groenland, jugé indispensable à la sécurité des États-Unis.
Il avait fait marche arrière après plusieurs semaines de rhétorique agressive et annoncé en janvier un accord-cadre sur le Groenland avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, dont les contours sont toutefois restés flous.
«Nous espérons que tout le monde, y compris tous les alliés, respecteront le droit des Groenlandais à l'autodétermination. Nous sommes un État souverain et nous avons besoin du respect de tous pour notre intégrité territoriale et notre souveraineté», a insisté Mette Frederiksen.
Elle a estimé que l'article 5 du traité de l'Otan, qui prévoit la défense mutuelle entre alliés en cas d'attaque, était l'«assurance» de ses membres. Interrogée sur la fréquente mise en doute de la portée de cet article par les États-Unis de Donald Trump, elle a éludé: «Je n'ai pas entendu qu'ils n'étaient pas attachés au respect de l'article 5.»
AFP



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