La Chine s'est dite mercredi «fermement opposée» à un projet de loi américain susceptible d'établir des sanctions pour les acheteurs de pétrole russe, désormais soutenu par Donald Trump.
Quatre élus républicains et démocrates au Sénat ont annoncé vendredi avoir reçu l'accord de la Maison Blanche pour faire progresser au Congrès ces nouvelles sanctions, jusque-là bloquées par le président américain, et indiqué que la version actualisée du texte sera dévoilée prochainement.
«La Chine s'oppose fermement aux sanctions unilatérales illégales qui ne reposent sur aucun fondement en droit international et ne sont pas autorisées par le Conseil de sécurité de l'ONU», a déclaré mercredi Lin Jian, porte-parole de la diplomatie chinoise, lors d'une conférence de presse régulière.
La Chine, l'un des plus importants acheteurs de pétrole russe, a accusé Washington de pratiquer une politique de «deux poids, deux mesures» et d'user de «coercition».
Pékin «prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et intérêts légitimes de ses entreprises et de ses citoyens», a affirmé M. Lin.
Ce projet de loi américain, s'il est adopté, donnerait à Donald Trump le pouvoir d'imposer des droits de douane et des sanctions aux pays qui continuent d'acheter des hydrocarbures russes, source de revenus cruciale pour Moscou.
Une proposition antérieure prévoyait des droits de douane américains pouvant atteindre 500% sur les importations en provenance des pays achetant du pétrole, du gaz, de l'uranium et d'autres produits russes.
Ce développement intervient alors que Donald Trump apparaît de plus en plus frustré par l'incapacité de Moscou à négocier une fin à la guerre en Ukraine, qui a commencé avec l'invasion du pays par la Russie en 2022.
L'adoption rapide du projet de loi n'est cependant pas garantie, et la Maison Blanche n'a pas immédiatement commenté publiquement l'accord.
Cependant, ce déblocage de la part de l'exécutif lève un obstacle politique majeur au vote du texte par les parlementaires des deux camps, qui ont déjà exprimé un soutien bipartisan.
AFP



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