Israël: le Parlement dissous, le pays se tourne vers les législatives d'octobre
Fin de mandature pour la Knesset. Israël se dirige vers des législatives le 27 octobre. ©Menahem Kahana / AFP

Le Parlement israélien a adopté dans la nuit de jeudi à vendredi, en lecture finale, la loi sur le financement des partis et acté sa propre dissolution, après avoir complété la mandature de quatre ans prévue par la loi.

Le vote, validé par 62 députés sur les 120 que compte la Knesset, marque officiellement la fin de la mandature et ouvre la voie aux élections législatives du 27 octobre.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou, qui brigue un nouveau mandat malgré une popularité en berne, a participé au scrutin après plusieurs absences récentes lors de votes de lois ayant suscité de vifs débats.

Ces derniers jours, son gouvernement a mené une offensive législative éclair visant à consolider sa majorité et à satisfaire ses alliés ultra-orthodoxes.

Toutefois, la loi qui fixe officiellement la date des élections a été renvoyée en commission pour la semaine prochaine suite à un blocage parlementaire.

La conseillère juridique de la Knesset, Sagit Afik, a précisé que l'institution peut néanmoins poursuivre ses activités durant une dizaine de jours.

Le président du Parlement, Amir Ohana, a clôturé la session en rappelant les épreuves traversées: «cette session a été marquée par toutes sortes de protestations, elle a accompagné la guerre la plus difficile et la plus longue de l'histoire du pays (...) et les familles des otages, dont les photos ont accompagné la séance plénière pendant la majeure partie du temps».

Évoquant la campagne électorale, il a ajouté: «nous nous dirigeons vers une bataille d'idées qui, par nature, se caractérise par un affûtage des positions», exhortant les Israéliens à se souvenir qu'ils sont «les enfants d'un même peuple».

A 76 ans, M. Netanyahou, Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire d'Israël, se retrouve fragilisé.

Les sondages montrent qu'une majorité d'Israéliens souhaitent son départ, portés par la colère liée aux défaillances sécuritaires ayant entouré les attaques du 7-Octobre et l'absence de «victoire totale» sur le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais pro-iranien.

L'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot apparaît désormais comme son principal rival pour le prochain scrutin.

AFP

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