Le pétrole en hausse, avec une intensification des frappes au Moyen-Orient
Les cours du pétrole repartent à la hausse face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient. ©Mario Tama / Getty Images North America / Getty Images via AFP

Les cours du pétrole montent vendredi, portés par l’intensification du conflit au Moyen-Orient, alors que Téhéran rapporte des frappes sur des infrastructures civiles et que des alliés de Washington dans la région affirment avoir été visés.

Ces récents développements auraient pu conduire «les prix du brut à filer vers les trois chiffres», c'est-à-dire au-delà de 100 dollars, admet John Evans, de PVM Energy.

Cependant, «l'offre de pétrole a fait preuve d'une grande résilience en trouvant son chemin vers les endroits qui en ont besoin, et ce conflit peut être désamorcé à tout moment», ce qui explique que les cours ne s'envolent pas davantage.

Les États-Unis ont bombardé l'Iran pour la sixième nuit consécutive vendredi. La République islamique a indiqué avoir subi des bombardements sur des ponts, un port, un aéroport et une gare, avec un bilan d'au moins huit morts dans la nuit.

Bahreïn, le Koweït et le Qatar ont pour leur part dit vendredi avoir fait face à des attaques iraniennes.

Un navire a été touché par un «projectile non identifié» au large d'Oman, près du détroit d'Ormuz, a rapporté vendredi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Un drone a aussi frappé un navire au large du port de Bassorah, dans le sud de l'Irak, à proximité d'un terminal pétrolier, a indiqué une source sécuritaire à l'AFP.

Vers 09H05 GMT (11H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, prenait 1,21% à 85,25 dollars.

Celui de son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, progressait de 1,63% à 80,24 dollars.

«Les deux parties ont de solides raisons économiques d’éviter une rupture totale, et c'est ce qui maintient à 40% la probabilité d'un accord limité», «permettant à chaque camp de sauver la face», selon Jorge Leon, responsable de l'analyse géopolitique pour le cabinet spécialisé Rystad.

La firme accorde cependant presque autant de poids à l'hypothèse d'une impasse diplomatique, où «avec le temps, les armateurs, les assureurs, les gouvernements et les négociants apprennent à opérer en tenant compte du risque», via «des convois soigneusement programmés».

Enfin, selon elle, il persiste 20% de chances d'une reprise durable des combats, avec des exportations très limitées depuis la région, bien que possiblement alimentées par «la +flotte fantôme+, le passage sélectif de navires liés à des États amis et des périodes temporaires de moindre intensité militaire».

AFP

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