Trois blessés dans une frappe en mer Noire contre un navire transportant du propane vers l'Ukraine
Cette capture d'écran, tirée d'images diffusées par les services de sécurité ukrainiens (SBU) le 29 novembre 2025, montre de la fumée s'élevant d'un cargo en feu en mer Noire, au large des côtes turques, dans le contexte du conflit russo-ukrainien en cours. ©Service de sécurité de l'Ukraine / AFP

Une frappe contre un navire en mer Noire transportant du propane vers le port ukrainien de Reni a provoqué un important incendie à bord, blessant trois marins et contraignant l'équipage à évacuer, a annoncé mardi le président roumain.

«La nuit dernière, le navire-citerne de GPL Gas Lisbon, battant pavillon libérien, a été touché en dehors des eaux territoriales roumaines, à environ 20 milles nautiques (environ 37 km, NDLR) des côtes roumaines», a déclaré sur X le président Nicușor Dan.

Alors que les autorités s'efforcent encore de déterminer l'origine de la frappe, M. Dan a estimé que l'incident était «très probablement lié à la guerre d'agression illégale menée par la Fédération de Russie contre l'Ukraine».

La frappe contre le navire, qui transportait plus de 3.790 tonnes de propane depuis le port égyptien d'Alexandrie, a provoqué un important incendie à bord.

Deux navires de secours roumains sont intervenus pour évacuer les 17 membres d'équipage, dont trois «nécessitant une prise en charge médicale d'urgence», selon un communiqué des services de secours.

«Deux victimes présentaient des brûlures couvrant environ 10 à 15% de leur corps et la troisième souffrait de multiples blessures avec une hémorragie», selon le communiqué.

La mer Noire est régulièrement le théâtre de confrontations entre l'Ukraine et la Russie depuis le déclenchement de l'invasion russe à grande échelle en 2022.

Mardi également, l'Inde a convoqué le chargé d'affaires russe à New Delhi, Vladimir Ladanov, pour protester contre une attaque menée durant le week-end contre un cargo quittant le port ukrainien d'Odessa, sur la mer Noire, qui a coûté la vie à quatre ressortissants indiens.

AFP

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