Le maire de New York dit qu'il n'a pas la capacité juridique d'arrêter Netanyahou
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 15 juin 2026. ©Ronen Zvulun / POOL / AFP

Le maire de New York, Zohran Mamdani, a déclaré mardi que son administration n'avait pas la capacité juridique d'arrêter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou comme il l'envisageait, et a appelé les autorités fédérales américaines à agir.

L'élu démocrate avait affirmé mener des discussions sur la possibilité légale d'exécuter le mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) à l'encontre du dirigeant israélien s'il venait à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre.

«Mon administration a examiné toutes les voies disponibles» et «il est clair que nous ne disposons pas de l'autorité juridique indépendante nécessaire pour faire exécuter ce mandat», a déclaré M. Mamdani dans un bref message vidéo publié sur les réseaux sociaux.

«Le gouvernement fédéral, en revanche, en dispose, et je l'appelle à se joindre à la CPI pour exécuter ce mandat», a-t-il incité.

Le président américain Donald Trump a assuré lundi que le Premier ministre israélien, son allié dans la guerre contre l'Iran, ne serait pas arrêté aux États-Unis, en réaction aux propos de M. Mamdani, dont le républicain est un fervent critique.

La CPI, basée à La Haye, a émis en 2024 des mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahou pour crimes de guerre et contre l'humanité dans la bande de Gaza dans le cadre de l'offensive israélienne menée en représailles à l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

«Quiconque, avec ses yeux, son cœur, sa conscience, devrait reconnaître les ravages qu'il (Benjamin Netanyahou) a causés et comprendre qu'il doit comparaître devant un tribunal», a ajouté le maire dans sa vidéo, réitérant ses propos publiés samedi dans le New York Times et qui avaient été condamnés par le bureau du Premier ministre israélien.

«Je partage l'avis de la CPI selon lequel Benjamin Netanyahou devrait être arrêté et jugé pour ses crimes, tout comme je le ferais pour toute autre personne mise en accusation par la CPI», a-t-il appuyé.

AFP

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