À Ankara, Aoun et Erdoğan évoquent la souveraineté du Liban et la stabilité régionale
Le président Joseph Aoun a été reçu jeudi au palais présidentiel d'Ankara par son homologue turc, Recep Tayyip Erdoğan, dans le cadre d'une visite officielle en Turquie. ©IM Lebanon

Le président Joseph Aoun a été reçu jeudi au palais présidentiel d'Ankara par son homologue turc, Recep Tayyip Erdoğan, dans le cadre d'une visite officielle en Turquie.

Les entretiens ont porté sur les relations bilatérales, ainsi que sur les derniers développements régionaux. Les deux dirigeants ont également évoqué les moyens de renforcer la coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines d'intérêt commun.

À l’issue de l’entretien, le président turc a affirmé, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue libanais, que «la poursuite du dialogue entre le Liban et la Syrie sera bénéfique aux deux pays, et nous fournirons l’aide nécessaire pour renforcer la confiance entre eux».

«Nous continuerons à soutenir les institutions libanaises et nous sommes prêts à apporter tout le soutien nécessaire à la reconstruction du sud du Liban après l’agression israélienne», a-t-il ajouté.

«Nous suivons de près les initiatives et les démarches diplomatiques entreprises par le président Aoun et avons évalué la nature des contributions que nous pouvons lui apporter. Nous avons également discuté des opportunités et des perspectives de développement des relations bilatérales dans différents domaines», a souligné M. Erdoğan.

«En Turquie, nous souhaitons participer et être présents dans toutes les initiatives qui seront lancées pour soutenir la sécurité dans la région et garantir la souveraineté du Liban après le retrait de la FINUL», a-t-il encore dit.

Le président Aoun a, pour sa part, souligné la détermination du Liban à restaurer sa souveraineté et à renforcer ses relations avec la Turquie.

«Nous sommes plus déterminés que jamais à restaurer la souveraineté de notre pays», a-t-il affirmé, soulignant que «la paix intérieure ne peut être assurée que par un État efficace».

Joseph Aoun a également évoqué les conséquences de la guerre, affirmant qu’elle «n’a pas réussi à détruire la volonté des Libanais» et que «nous sommes déterminés à construire un avenir sûr pour notre peuple».

Concernant les relations libano-turques, le président libanais a estimé que sa visite à Ankara «sera le début d’une nouvelle relation entre le Liban et la Turquie, placée sous le signe de la coopération commune». Et d’ajouter: «J’ai perçu chez le président Erdoğan une vision sincère pour relancer les relations entre nos deux pays».

Le chef de l’État a par ailleurs salué le rôle de la Turquie auprès du Liban. «Nous apprécions l’engagement de la Turquie à soutenir l’armée libanaise et sa participation à la FINUL, et nous comptons sur la poursuite de cet engagement», a-t-il déclaré.

Sur le plan national, Joseph Aoun a affirmé: «Nous ne renonçons pas à notre dignité nationale, nous ne nous soumettons pas à une force tyrannique et nous n’acceptons aucune ingérence dans nos affaires intérieures».

Il a enfin insisté sur l’importance de la stabilité du Liban dans son environnement régional: «La stabilité du Liban ne concerne pas uniquement le Liban, elle fait partie de la stabilité de la région».

Dès son arrivée plus tôt dans la journée à l'aéroport militaire d'Ankara, le chef de l'État s'est rendu au mausolée de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République de Turquie.

Entouré d'une délégation d'honneur turque, il y a déposé une gerbe de fleurs, puis a observé une minute de silence en hommage à la mémoire du défunt.

 

 

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