Les cours du pétrole baissent un peu vendredi, le marché demeurant relativement optimiste sur le fait que la pénurie puisse être évitée, malgré les hostilités au Moyen-Orient qui se poursuivent.
Vers 09H50 GMT (11H50 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, dont c'est le dernier jour de cotation, prenait 0,53% à 89,50 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, grappillait 0,06% à 83,64 dollars.
«Les prix du pétrole, comme ceux qui les déterminent, restent remarquablement peu pressés et peu inquiétés (...) malgré des nouvelles susceptibles de réduire l'offre», explique John Evans, analyste chez PVM.
Les hostilités se poursuivent au Moyen-Orient, l'armée iranienne affirmant vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en réaction «à la récente agression de notre pays par l'armée américaine».
Néanmoins, bien qu'encore faible, «des rapports indiquent que le transit de pétrole par le détroit d'Ormuz a repris» selon les analystes d'ING. Toutefois, «cela ne sera pas détecté par les données de suivi», les navires désactivant leur système de signalisation.
Interrogé sur Bloomberg TV cette semaine, le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, a évoqué 13 millions de barils par jour exportés depuis le Golfe, dont la moitié passant par le détroit d'Ormuz selon lui (l'autre étant acheminée par les voies de contournement via des oléoducs).
«Cela signifierait que les flux en provenance de la région représentent environ 65% de leur niveau d'avant-guerre», précisent les analystes d'ING.
L'Iran continue cependant de revendiquer le contrôle du détroit d'Ormuz et de cibler les navires qui tentent de passer par les routes non autorisées par Téhéran.
Par ailleurs, sept membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole se réunissent dimanche et devrait vraisemblablement augmenter encore une fois leurs quotas de production.
Cependant, tant que les perturbations d'approvisionnement au Moyen-Orient se poursuivent, les volumes produits par le groupe restent très inférieurs aux objectifs affichés et la réunion ne devrait donc pas avoir d'effet sur les marchés.
AFP



Commentaires