Au moins 38 membres des forces gouvernementales yéménites ont été tués jeudi dans des attaques de drones et de missiles menées par les rebelles houthis, ont indiqué à l'AFP des sources médicales.
Il s'agit du bilan le plus meurtrier depuis 2022, lorsqu'une trêve était entrée en vigueur entre les deux camps.
Selon un responsable militaire, ces attaques ont visé un camp militaire dans la province de Marib, dans le centre du pays, ainsi que d'autres dans la province d'Hadramout, près de la frontière avec l'Arabie saoudite.
Outre les 38 soldats tués, 29 autres ont été blessés, selon les sources médicales.
Un responsable militaire qui a souhaité garder l'anonymat avait fait état dans un premier temps d'une attaque au missile ayant fait des dizaines de victimes dans la région de Marib.
Les Houthis ont revendiqué ces attaques dans un communiqué.
Une guerre a opposé entre 2014 et 2022 les Houthis, qui avaient pris le contrôle de vastes pans du territoire, dont la capitale Sanaa, aux forces gouvernementales yéménites, qui ont reçu l'aide d'une coalition militaire menée par Riyad.
Quatre ans après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, les hostilités ont repris le mois dernier entre les Houthis pro-iraniens et l'Arabie saoudite, alliée de Washington, sur fond de guerre entre les États-Unis et l'Iran.
Elles ont été déclenchées après la tentative d'atterrissage dans la capitale Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.
Seize soldats avaient été tués début juillet dans une attaque des Houthis au sud de la ville portuaire de Hodeida (ouest) contre des forces loyales au gouvernement, d'après des sources médicales.
La guerre au Yémen a fait des centaines de milliers de morts et plongé le pays dans une grave crise humanitaire.
AFP



Commentaires